INTRODUCTION.
T.es questions importantes qui vont suivre et qui touelient aux
intérêts de la Banque d’Angleterre, seront soumises dans la prochaine
session aux discussions du Parlement.
Premièrement. La Banque seVa-t-elle obligée de rembourser ses
billets sur demande et en espèces?
Secondement. Introduira-t-on quelques modifications dans les termes
du contrat de 1808, consenti entre le gouvernement et la Banque
pour la gestion de la dette publique.
troisièmement. Quelle compensation doit exiger le public pour
l’ensemble des dépôts qui constituent une source si importante de revenus
pour la Banque ?
Sous le rapport de l’importance, la première question a une baute
supériorité sur les deux autres; mais tant d’écrivains se sont déjà
donné rendez-vous sur le terrain de la circulation et des lois auxquelles
elle doit obéir, que j’hésiterais à imposer au lecteur de nouvelles
considérations, si je ne pensais qu’il peut être infiniment avantageux
pour nous d’adopter un système monétaire plus économique. Or,
pour exposer ce système, il sera nécessaire de préluder rapidement par
quelques-uns des principes généraux que l’on admet comme les régulateurs
de la circulation, et qu’il faut savoir venger des objections
qu’on leur a opposées.
Les deux autres questions, quoique moins importantes, empruntent
au malaise de nos finances, et à l’urgence d’une direction sagement
économe, un intérêt d’actualité qui les recommande sérieusement
à l’attention du Barlepicnt. Si un examen scrupuleux nous
démontre que les fonctions accomplies par la Banque au nom du
public sont rétribuées avec prodigalité; s’il est démontré que
cette opulente corporation a successivement accumulé un trésor
dont il n’existe pas d’exemple ; s’il est enfin établi que cette
richesse n’a été recueillie qu’aux dépens du public et à la faveur
de la négligence et de l’incurie des gouvernants, nous espérons qu on