122 L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
rangements avec des établissements de ce genre. Elle
assure aussi une alimentation reconstituante aux con
valescents, même à leur domicile. Elle est, en un mot,
la bonne grand'mère des gens sérieusement malades.
Elle leur paie même l’apprentissage d’un autre metier
s’ils sont incapables de reprendre leurs anciennes occupations
après guérison, notamment par exemple aux
malades devenus aveugles. Ce faisant, elle a aussi ses
intérêts en vue ; car, quiconque peut travailler et sub's e
nir à ses besoins ne reçoit pas de pension. Elle est néan
moins une institution admirable, car immense est U
nombre de ceux qui,chaque année, au lieu d être réduits
à mendier ou a languir dans un état de santé miséinble
ou à être à la charge de parents ou de sociétés de bienfaisance,
ou des communes, recouvrent une santé suffisante.
peuvent reprendre un rang dans l’armée du tra\ail
et gagner leur vie. Puis, l’assurance contre 1 invalidité
prend et exerce en Allemagne une grande influence sur
la santé publique par l’initiative à laquelle elle a donné
lieu, de quantités d’institutions hygiéniques, sanitaires.
Ce n’est pas là son moindre résultat. Voila pour les gens
curables.
Pour ce qui concerne ceux qui sont privés définitivement
de la faculté de gagner plus d’un tiers de ce que
peut gagner une personne saine, placée dans les mêmes
conditions d’éducation, que le malade en question, elle
leur sert une rente, à condition qu’ils soient assurés depuis
au moins deux cents semaines, sur lesquelles cent
cotisations au moins auront été payées. Une autre condition
est que le malade ait été pendant au moins 26 semaines
à la charge d’une Caisse de malades, et, bien
entendu, que l’invalidité n’ait pas été provoquée à dessein
parle malade et ne soit pas le résultat de blessures reçues
dans des querelles.