LE PÉROU ÉCONOMIQUE
comme un Eldorado fantastique ; mais c’est un pays neuf,
en grand progrès depuis qu’il jouit de la tranquillité po
litique, qui, il faut l’espérer, ne sera plus troublée, il
ne manque que des bras et des capitaux pour donner une
plus grande valeur à ses richesses minières et pastorales.
C’est certainement un des pays les plus riches et les plus
fertiles du monde, un de ceux où celui qui veut travailler
et être économe, peut arriver rapidement à l’aisance sans
efforts exorbitants ni privations.
Mais nous le répétons, là, moins que partout ailleurs
il n’y a place pour l’inactif et l’inutile, mais pour les tra
vailleurs industrieux et persévérants, qui ont la ferme
volonté de parvenir, en se livrant au commerce, à l’indus
trie ou à l’agriculture, pour leur profit et pour celui du
pays qui leur a donné l’hospitalité.
Tout en signalant quelques difficultés de détail, nous
ne voudrions décourager personne d’aller s’établir au
Pérou, nous avons une foi trop profonde dans l’avenir
économique de ce pays pour que cette pensée puisse nous
être attribuée. Mais, précisément, parce que nous souhai
tons au Pérou une prospérité sans bornes, prospérité
qui peut nous être profitable, nous voudrions lui éviter
les éléments sans valeur qui, en même temps qu’ils dis
créditent le pays, déconsidèrent celui auquel ils appar
tiennent ; en tout cas nous avons considéré comme un de
voir de conscience de dire les choses telles qu’elles sont
Nous ne saurions au contraire trop inviter nos compa
triotes qui ont des capitaux, à en placer une partie dans
les grandes et moyennes entreprises sérieusement conçues
et honnêtement dirigées, tant au point de vue commercial ou
agricole que dans les exploitations minières et forestières.
Dans quelques mois, au moment de l’ouverture do la
grande voie interocéanique de Panama, toutes les nations