-206 L'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
mandés et quand il se laissa aller à dire, que le Ha
novre n’avait nullement ressenti la nécessité de ce
traité, dont l’initiative avait été prise uniquement
par la Prusse, cet aveu, quoique divulguant un secret
qui n’en était plus un pour personne, dut causer
un certain étonnement.
Dans la séance du mai les organes de la Prusse .
persistèrent à penser, qu’il fallait donner au déve
loppement de l’association douanière par l’accession
du Steuerverein le pas sur des négociations ayant
pour objet un traité de commerce avec l’Autriche,
et malgré cette fin de non-recevoir le commissaire
bavarois, tout en maintenant au débat les idées énon
cées de la part de son gouvernement, ne s’opposa
pas à laisser provisoirement rouler une discussion
non obligatoire sur l’œuvre de septembre.
Depuis la mort du prince de Schwarzenberg, le
cabinet de Vienne s’était renfermé dans un rôle à
peu près passif et ne s’en était départi vis-à-vis de
la Prusse, que pour lui communiquer à la date du
7 avril le protocole final des conférences de Vienne,
accompagné des projets A et B, et pour réclamer
l’admission d’un chargé de pouvoirs autrichien aux
conférences prochaines de Berlin.
A la même époque le gouvernement prussien fai
sait parvenir à Vienne une communication conçue
' avec une habileté ainsi qu’une liberté de langage
infinies, dans laquelle, se basant sur l’historique
du Zollverein, il se défendait d’avoir trouvé dans