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A. RÆDER
2° — Semblable décision prise par le peuple de Mytilène.
3° — Sentence des juges de Pergame.
Les deux premières décisions forment ensemble le compromis. Les
parties y déterminent les arbitres et leurs mandats ; ils doivent vi
siter les lieux, écouter les parties, et après avoir prononcé le serment
des juges, rendre la sentence ; copie du jugement devra être remise
aux deux parties, le jugement devra être maintenu inviolable, ainsi
qu’une transaction s’il est possible d’en établir une avec le consente
ment des deux parties. 1 Les frontières nécessaires devront être tracées.
Quand le jugement sera rendu, tout désaccord et tout différend
doit cesser entre les deux villes ; aucune prétention ne devra plus
être soulevée.
Le troisième document émane des juges. Ils exposent qu’avec le
consentement des parties ils ont été pris comme arbitres et qu’ils
ont accepté la mission. D’abord il s’agit d’établir ce que les parties
réclament en réalité ; pour cela, ils ont procédé à un examen des
frontières et les déterminent par écrit. Là où il n’y avait pas de
bornes, on voit que les juges en ont fait élever ; ceci eut lieu avec
le consentement des parties. Ensuite les juges exposent qu’ils se re
tirèrent à Pergame comme on le leur avait demandé. Après avoir
prêté serment dans le temple des Dioscures ils écoutèrent la pro
cédure des deux parties ; on a conservé de celle-ci un compte rendu
d’où il résulte que le différend a été parcouru depuis son origine ;
c’est de cette partie qu’a été tiré l’historique que nous avons donné
plus haut. Les avocats de Mytilène font valoir très clairement que
le district en question a originairement appartenu à leurs villes et
en invoquent comme preuve les affirmations des historiens.
Les avocats de Pitane s’appuient par contre sur ce que Pitane
a acquis le district au moyen d’un achat absolument régulier et
légal du roi Antiochus qui en était propriétaire par droit de con
quête ; ils tirent des archives des preuves écrites qui montrent qu’ils
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