Introduction
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sont tout-à-fait fausses : ils oublient de combiner l’induction
avec la déduction » (1).
« Il ne s’agit donc pas, écrit Adolphe Wagner,
d’abandonner complètement la méthode déductive et de
lui substituer entièrement la méthode inductive, ce qui
ne serait d’ailleurs pas possible, ni même désirable. Il
faut simplement perfectionner la méthode déductive,
lui donner pour point de départ une psychologie plus
exacte, l’appliquer avec plus de prudence, surtout dans
les questions pratiques, et ne jamais perdre de vue
les hypothèses d’où l’on est parti ; il faut une intelligence
plus nette des limites dans lesquelles l’emploi
de cette méthode est possible, suivant la nature des
problèmes à résoudre, le but qu’on se propose, la combiner
sagement avec l’induction dans beaucoup de cas
— mais non dans tous, ce qui d’ailleurs n’est pas possible
— et parfois substituer l’induction à la déduction.
Tel est le p roblème à résoudre » (2).
Cette combinaison de la déduction avec l’induction
sera, au point de vue méthodologique, l’idée maîtresse
de notre travail.
Voyons par un exemple comment nous entendons l’appliquer.
La question de la décadence des métiers a fait l’objet
de nombreuses études. La plupart des auteurs qui s’en
occupent se contentent de réunir quelques chiffres, de
faire quelques calculs, et ils en arrivent à cette con-(d)
Arnold Toynbee : Lectures ou the industrial révolution in England.
London, 1884, p. ‘29.
(2) Adolphe Wagner : Les fondements de l’économie potitique. Paris,
<904, p. 19.