LA DÉCADENCE DU MÉTIER
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Ce tableau nous montre que la moitié des syndicats
d’artisans appartenaient à des professions que les re
censements belges ne considèrent pas comme indus
trielles (bouchers, charcutiers, coiffeurs), et dans les
quels la concurrence de la fabrique n’existe pas.
Quant aux autres associations, les promoteurs du
mouvement des classes moyennes sont extrêmement
laconiques sur les résultats du groupement.
Les renseignements que nous fournit Lambrechts
nous éclairent très peu à ce sujet. Pour les tailleurs,
par exemple, il semble que parmi les syndicats bour
geois on ait classé les ouvriers à domicile. Car, si
non, comment comprendre cette phrase : « Il y a donc
des associations affiliées au Parti ouvrier belge et des
corporations liées à la Ligue démocratique chrétienne.
Toutes pratiquent les achats en communs, etc Le
syndicat d’achats de Bruges comprend aussi (sic) des
petits patrons... » (1).
Lambrechts nous dit dans son article que les « bou
langers n’ont plus peur de la coopération ; leurs asso
ciations nouvelles la pratiquent à leur profit » (2). Il
cite comme exemple la coopérative de production de
Scliaerbeek (3). Les renseignements que nous fournit
à ce sujet la Commission de la Petite Bourgeoisie
confirment bien peu ces allégations.
Voici l’extrait d’une lettre du boulanger Hulen, cri
tiquant la déposition de M. Gits, président des bou-
(1) Ib. p. 585.
(2) Ib. p. 588.
(3) Ib.