D'EGQONOMIE POLITIQUE
que les deux réunis représentent 80 %, peut-étre
90 % du budget des (classes ouvrieres. Que leur
reste-t-1l pour tous les autres besoins qui éldvent
’homme au-dessus de I’animal ?
Naturellement, chez les animaux, le besoin du
vetement n’existe pas. Ils n’en ont que faire, puisque
la nature y a pourvu et quelle les a habillés
magnifiquement, si magnifiquement méme que c'est
nous, les hommes (et les dames surtout) qui vivons
des défroques du monde animal, de leur peau, de
leur laine, de leur fourrure, de leurs plumes et
de leurs vieilles dents (que nous nommons ivoire) ,
enfin de tout ce qu’ils ont porté durant leur vie.
Pourtant il semble, quand on y regarde de pres,
qu'il y ait déja, chez les animaux, certains besoins
esthétiques, car il y a certaines espéces qui se
plaisent aux objets brillants. Il y a une perdrix en
Asie qui se fait des décorations d’appartements en
suspendant aux arbres qui I’entourent les verro-
teries qu'elle peut trouver. Et ce qui est bien dign~»
de remarque, c'est que ce besoin de la parure, qui
semblerait ne devoir venir qu’au dernier terme de
Iévolution, apparait dans histoire de I'espece hu-
maine tout de suite aprés L’alimentation et le loge-