44 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUÈ
vriers sur 4949 pour les filatures de laine cardée ;
1592 sur 4481 pour la laine peignée (I).
Pour l’industrie du tissage, Verviers, Dison et Renaix
occupent près de la moitié des ouvriers (3639 sur 7999).
Toute la production sidérurgique, échelonnée jadis
le long des cours d’eau, se rencontre aujourd’hui dans
quelques localités des environs de Liège et de Charleroi.
La plus grande partie des cloutiers habitant les cam
pagnes ont disparu et 77,7 °/ 0 des ouvriers (518 sur 699)
travaillent aujourd’hui à Fontaine l’Evêque (2).
A la fin du XVIII e siècle, la force de l’homme
était le principal moteur de l’industrie. C’est lui qui
mettait le métier à tisser en mouvement ; c’est lui qui
au moyen d’un treuil, amenait le charbon du fond des
puits ; c’étaient les « doigts de fée des fileuses flaman
des )) qui produisaient le fil. Exceptionnellement on se
servait de l’eau comme force motrice dans la fabrica
tion du fer, et des chevaux pour l’épuisement des
eaux souterraines dans les mines de houille.
En 1896, 1 130 000 personnes étaient occupées dans
l’industrie privée (3) et les moteurs à vapeur, à gaz et à
pétrole fournissaient une force de 630.000 chevaux (en
tenant compte de l’industrie du transport). Comme on
estime généralement que le cheval vapeur équivaut à
dix hommes, on peut dire que la force des moteurs
remplaçait le travail de 6.300.000 ouvriers.
La Belgique industrielle du XVIII e siècle ignorait
(1) Ib.p. 167.
(2) Ib. p. 02.
(3) Ib. v. XVIII. p. 136.