RENSEIGNEMENTS STATISTIQUES ;
de bénéficiaires accessoires. Les indications n’en étaient pas moins
précieuses.
Comme pour les données précédentes, nous constatons une cons-
tance remarquable dans les proportions. Aussi, nous nous contentons
de reproduire aux annexes (voir n° 5, p. 235 et suiv.), les tableaux
relatifs à la cinquantième quinzaine (mars 1917).
Nombre de personnes par ménage : Nous voyons au tableau C que
le ménage le plus fréquent est celui de deux personnes seulement
mais il est suivi de près par le groupe des ménages de trois personnes.
Près des deux tiers des ménages ne comptent pas plus de trois per-
sonnes. Il y en avait un cependant qui en comptait quinze.
La dernière colonne de ce tableau C montre que sur les 62.195 mé-
nages secourus, il y en avait 40.952 qui avaient une ménagère au
sens du règlement. Un tiers des ménages de chômeurs était donc sans
ménagère secourue.
Le nombre de chômeurs secourus par ménage est indiqué au tableau
D. On y voit que 65 pour cent des ménages n’avaient qu’un chômeur,
et que les ménages ayant deux chômeurs et moins forment 89 pour
cent de l’ensemble. Toutefois, il y eut un ménage qui eut jusqu’à 8
chômeurs.
Quant aux enfants, le tableau E montre que 51 pour cent des ménages
n’ont pas d’enfant secouru du tout, que 22 pour cent n’en ont qu’un,
13 pour cent en ont deux, de sorte que les ménages ayant trois enfants
et plus ne représentent pas plus de 13 pour cent de l’ensemble. Ce
sont des traits qui accusent la figure démographique de la population.
Le tableau F répartit les ménages en trois classes : ceux n’ayant
que des chômeurs complets, ceux n’ayant que des chômeurs partiels,
et ceux en ayant des deux catégories. On voit que dans 65 pour cent
des ménages, il n’y avait que des chômeurs complets, cela veut dire
plus de salaires du tout. En outre, parmi ceux-ci, il y en avait 16.480
ou un tiers qui n’avaient pas de ménagère secourue — ce qui repré-
sentait un degré de plus de misère et de dénuement. Quant aux enfants
secourus, ils sont plus nombreux relativement dans les ménages où
il n’y a que des chômeurs partiels que dans les autres.
Les moyennes pur ménage (tableau G) sont restées presque cons-
tantes pendant toute la période étudiée. Par 10 ménages, on comptait,
pour la province 32 personnes, dont 15 chômeurs, 7 ménagères et
10 enfants. Il y avait, naturellement, des différences d’un arrondisse-
ment à l’autre. Celui de Waremme présentait toujours le ménage le
plus nombreux : il avait 42 personnes au lieu de 39, parce qu’il avait
plus d’enfants : 19 enfants par dix ménages au lieu de 10. L’arron-
dissement de Verviers, au contraire, restait toujours celui où le ménage
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