Contents: Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

< 
- 150 
i loo thalers ou environ 4312 francs, et les plus faibles, de 5oo thalers 
i8y5 francs). 11 y a en tout 1 4 professeurs. 
Observation sur l’enseignement des écoles réelles en Prusse. — Il faut faire re 
marquer que ces écoles étant principalement destinées aux jeunes gens qui 
se préparent au commerce, à l’industrie et à des emplois inférieurs, il arrive 
toujours qu’un grand nombre des élèves cessent leurs éludes à partir de la 
troisième et de. la quatrième classe, et qu’il n’en reste qu’un petit nombre pour 
la deuxième et encore moins pour la première, qui correspond à la rhétorique. 
En général, le nombre des élèves de seconde n’est au plus que la moitié de 
celui des classes de sixième, cinquième, quatrième et troisième, et celui des 
élèves de première classe n’en est guère que le dixième, ce qui prouve que ce 
n’est pas dans ces écoles réelles que l'on vient chercher un enseignement litté 
raire élevé, meme en se bornant aux langues vivantes, que l’on y enseigne 
cependant plus efficacement que dans les gymnases. On y trouve encore moins 
une instruction technique se rapportant plus ou moins directement à l’indus 
trie. C’est une réflexion qu’il ne faut pas perdre de vue dès à présent, parce 
que nous verrons plus loin qu’en d’autres parties de l’Allemagne on désigne 
sous le même nom des établissements fort différents. 
ORGANISATION GENERALE DES ECOLES RÉELLES EN PRUSSE. 
La création des écoles réelles remonte déjà assez loin, car celle d’Elberfeld 
a été fondée en 1829 par le conseil municipal de cette ville, avec l’autori 
sation du Gouvernement, qui l’a placée sous la surveillance de la régence de 
Dusseldorf et d’une commission composée de sept membres, présidée par le 
directeur, qui est nommé par le Gouvernement. Trois des membres sont élus 
par le conseil municipal et les trois autres par la régence de la province. 
Toutes les écoles de ce genre, qui existent en Prusse, sont sous la direction 
générale du ministère de l’instruction publique, qui laisse d ailleurs aux com 
missions locales toute la liberté nécessaire pour que l’enseignement, dont les 
dépenses sont pour une grande partie à la charge des villes, soit autant que 
possible approprié aux besoins locaux, sans toutefois devenir technique. 
A l’époque de leur création l’on avait, au contraire, cherché à donner à une 
partie de ces écoles une direction plus technique, mais elle ne pouvait être ni 
assez scientifique ni assez pratique pour atteindre le but que l’on s était propose, 
et les résultats furent peu favorables. Aussi en est-on venu successivement à 
se borner à des études de littérature moderne et à des notions scientifiques 
générales et élémentaires.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.