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Le tableau ci-dessus montre que le rapport du coût du travail au coût total
de la production est resté constant de 1921-1922'à 1922-1923,'mais qu’il est des-
cendu progressivement de 1922-1923 à 1924-1925. Cette diminution s’explique
par une hausse du coût total de la production. En regard d’une augmentation
totale de 121 et 176 couronnes respectivement, en 1923-1924 et en 1924-1925,
99 et 32 couronnes seulement ont été portées au poste «travail » et 96 et 99 au
poste «fourrage ». En fait, la production du bétail s’est beaucoup développée
au cours de cette période !.
Même pendant une brève période, caractérisée par des variations minimes
des prix, le rapport du coût du travail au coût des autres facteurs de la production
n’est pas stable dans l’agriculture danoise. La main-d’œuvre, dont dispose une
exploitation, peut toujours être employée plus ou moins complètement, en regard
des autres facteurs ; par exemple, si la production du bétail augmente dans une
exploitation, il ne s’ensuit pas nécessairement que des travailleurs supplémen-
taires devront être engagés; en d’autres termes, tandis que la production du bétail
varie, la main-d’œuvre demeure inchangée et, partant, le rapport entre les deux
se modifie.
Les variations du rapport du coût du travail au coût total de la production
sont plus importantes d’une région du pays à l’autre que d’une année à l’autre.
Le pourcentage élevé que l’on constate pour les Iles du Sud est dû à ce que l’on
pratique la culture de la betterave dans ces Îles; dans le Limfjord occidental, il
s’explique par le caractère plus uniforme de l’exploitation agricole; les fermiers
produisent, en effet, beaucoup plus de fourrage pour leur bétail, au détriment de
la culture des céréales destinées au marché, ce qui diminue le mouvement des
affaires.
Les différences de pourcentage du coût du travail sont moins importantes
pour les fermes classées d’après leur superficie, que pour celles classées par région.
Il ressort clairement des chiffres du tableau I que le coût total de la production
par hectare diminue lorsque la superficie de la ferme augmente. Mais on ne peut
dire, cependant, que, se fondant sur l’ensemble du pays, les petites fermes ont des
dépenses de main-d'œuvre plus élevées par rapport aux autres frais de production.
D’autre part, il semble permis de supposer que, pour un groupe d’exploitations
classées d’après la superficie, le pourcentage du coût du travail est d’autant moins
élevé que le coût total de la production l’est davantage.
Dans le tableau II, les fermes de Seeland, de Fionie et du Jutland oriental
ont été groupées d’après le coût total de la production et d’après le pourcentage
du coût du travail. En raison du petit nombre des fermes que renferment les
autres groupes, il n’a été tenu compte que des groupes d’exploitations ayant uhe
superficie de 10 à 20 hectares, de 20 à 30 hectares et de 30 à 50 hectares.
1 Lorsqu’on étudie les comptabilités relatives aux différentes cultures, on constate qu’à
un développement de la production agricole proprement dite (céréales, fourrages, etc.) cor-
Espana une augmentation égale de tous les éléments du coût de la production, y compris le