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blics à agir en faveur des autres. Dans notre première
parlie, en citant Suchsland, nous avons déjà vu com-
bien il est malaisé de dire exactement où commence et
où finit la classe moyenne ; nous avons aussi parlé de
la distinction entre la classe moyenne ancienne et la
nouvelle. La classe moyenne ne disparaît pas, elle se
transforme ; pour trouver qu’elle disparaît, il faut s’obs-
liner à confondre une forme transitoire de la classe
moyenne, un groupe de celle-ci qui a pu être dominant,
mais a décliné ensuiie, avec la classe moyenne elle-
même. Si l’on donne de la classe moyenne une définition
suffisamment large, on voit s’envoler comme par en-
chantement les causes d'alarme :
« À aucune époque il n’a existé une classe moyenne
> Si vigoureuse, si florissante, si régulière dans son ac-
» croissement que de nos jours. Seulement, ce sont en
> partie des formes nouvelles et différentes que revêt
sla classe moyenne d’aujourd’hui, » *
« La classe moyenne ne décline pas ; il est bien plus
» vrai de dire qu’elle se fortifie continuellement. » ?
Ainsi parle Wernicke. Aussi ne devons-nous pas nous
étonner de le voir éclater en propos extrêmement durs
contre ceux qui prétextent la crise de la classe moyenne
pour mettre la force publique à leur propre service.
La préface de Kapitalismus und Miitelstandspolitik
contient ce passage :
« Je suis toujours plus arrivé à la conviction que la
> politique des classes moyennes que poursuivent les
! «Es hat… zu keiner Zeit einen so kräftigen und
» blühenden und stetig zunehmenden Mittelstand gegeben,
» Wie in der Gegenwart, nur sind es zum Teil andere und
» neue Formen, in denen sich der neuzeitliche Mittelstand
bbildet.» (Wernicke, Die wirtschaftliche und soziale
Bedeutung der Warenhäuser, p. 7).
? «Der Mittelstand geht nicht unter, sondern erstarkt
» vielmehr beständig.» (Ibid, p. 2).