ŒUVRES DIVERSES.
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On a souvent dit quêtons eeux qui rejettent la prétendue induenef
exercée par les impôts sur la situation de l’agriculture et la valeur
des blés, nient aussi le soulagement qu’apporterait aux cultivateurs
l’abolition des taxes. Des conclusions de ce genre prouvent surtout
une chose, c’est un manque de sincérité ou d’intelligence ; car il est
parfaitement logique de dire que les impôts ne sont pas la cause <le
tel ou tel malaise particulier, et de soutenir pourtant qu’un dégrève
ment serait chose salutaire. Ainsi, le cheval de lord John Kussel heurte
une pierre, s’abat, et se relève aussitôt qu’on l’a débarrassé de son har
nais ; dira-t-on que c’est sous le poids du harnais qu’il a succombe-
Evidemment non. Et pourtant on soutiendrait avec justesse que l3
[)icrrc causa sa chute, et qu’en enlevant le harnais on le soulagea asse/-
pour qu’il put se relever.
Quant à moi, je pense que la plupart des impôts retombent sur h**
consommateurs, et que l’iniluence d’un dégrèvement se réduirait ^
diminuer le fardeau qu’ils supportent. ]\ul, plus que moi, n’est par'
tisan de la plus stricte économie dans les dépenses publiques; mai*’
d’un autre côté je suis pleinement convaincu qu’il est de ces détressr^
particulières qui naissent d’une surabondance de produits et auxqut’l'
les tous les dégrèvements ne sauraient porter remède. Cette convicti^^''
est encore plus profonde, relativement aux produits agricoles dont 1^
valeur a été constamment élevée au-dessus du niveau des prix dans 1*^^
autres pays, par l’effet des tarifs protecteurs.
Ces désordres atteignent tous les pays, et plus particulièrement c**'
core ceux qui ont une législation vicieuse sur les céréales. Kn
mettant môme que nous fussions afl’ranebis de toute taxe; en adm^^'
tant que les dépenses publiques, alimentées par un impôt territorial)
s])écialement organisé, fussent administrées avec la ])lu8 rigoureu*^^
économie ; en admettant enfin que nous n’eussions ni dette nationah’r
ni fonds d amortissement, nous resterions encore exposés à des
ri odes de surabondance et à la baisse désastreuse (¡ui en est la suih"
JI est impossible de lire l’habile déposition de M. J’ooke, devant
comité de 1821, sans être immédiatement frappé par l’influ^^'^^^
qu’exerce un excès d’approvisionnement sur les})rix.
En face de ces données on demeure convaincu que le seul rcmè*^*^
une telle situation consiste dans la diminution de l’offre. S’il
véritablement un autre remède, pourquoi ne nous rapprennent
pas, tous ceux qui gémissent des calamités actuelles, et qui cuss*^ ^
pu si bien fain^ entendre leur voix’? A l’exception de ces divers
mes; la réduction des impôts; I’sccroissemcnt des droits prohibí *