Full text : Oeuvres complètes

(*:ijVHKS  DIVEKSKS.

(i8i
moment  d  liésitalion  dans  la  solidité  de  sa  signature?  A-t-il  jamais  vii
tous  les  marchés  se  fermer  à  la  fois  contre  lui?  IN’a-t-il  besoin  q«'e*
d’un  secours  pécuniaire  propre  à  rembourser  ses  effets?  Ces  deux  situations ­
  sont  diamétralement  opposées  et  l’analogie  qu’on  a  essaji'
d’établir  entre  elles  disparaît  sous  tous  les  rapports.
SECTION  IX.
Peut-on  attribuer  aux  impôts  la  détresse  actuelle  de  notre  a^^rii  ulture.
l  a  détresse  qui  pèse  sur  notre  agriculture  naît  de  rinsuffisance  du
prix  auquel  on  évalue  le  produit  de  la  terre,  et  il  ne  parait  pas  q"^^
l’on  puisse  raisonnablement  l’attribuer  à  rinfluence  des  impôts.  1^^
impôts  sont  de  deux  natures  :  —  ils  frappent  sur  le  créateur  d  tni^
mardiandise  comme  producteur  ou  bien  comme  consommateur.
Lorsqu’un  fermier  a  acquitté  successivement  la  taxe  sur  lescbevaiix»
les  dîmes,  la  land-tax^—  taxe  sur  les  propriétés,—  il  a  payé  riinjHd
à  titre  de  producteur,  et  il  cherche  naturellement,  comme  toutes  les  ad'
très  classes  de  producteurs,  à  se  récupérer  de  ses  sacrifices  en  ajoutadl
au  prix  de  sa  marchandise  un  quantum  équivalant  au  montant  de  pi’*’
contributions  particulières.  En  définitive,  c’est  donc  sur  le  consomma'
teur,  et  non  sur  le  producteur,  que  retombent  les  taxes;  car  rien  dC
peut  empêcher  ce  dernier  de  transférer  à  l’acheteur  la  quotité  de  l'dd
pôt,  s’il  n’existe  pas  un  excédant  trop  considérable  de  l’offre  sur
demande.  Lorsque  la  valeur  d’une  marebandise  ne  représente  pas  pd^**
le  producteur  la  totalité  des  dépenses  qu’il  a  dù  supporter,  elle  d^^
constitue  pas  un  prix  rémunérateur,  et  elle  le  place  dans  un  état  d  d*
fériorité,  relativement  aux  autres  gToupes  d’industriels.  Ces  j)rolfi®
généraux  et  ordinaires  du  produit  lui  échappent,  et  il  n’y  a  que  ded^
remèdes  auxquels  il  puisse  recourir.  L’un  consiste  dans  ladiminutid**
de  rapprovisionnement  qui  doit  nécessairement  amener  une  hads®^
des  prix  si  la  demande  ne  s’arrête  pas  en  même  temps;  l’autre  cod
sisteà  l’affranchir  des  taxes  qn’il  acquitte  comme  ])roducteur.  Le
mier  remède  est  aussi  certain  qu’efiîcace.  Le  second  paraît  d’une  ap
plication  plus  délicate  ;  (tar,  si  la  marchandise  grevée  de  la  taxe
donné  une  seule  fois  un  prix  rémunérateur,  elle  n’a  pu  desceid^^
([u’en  raison  d'un  approvisionnement  excessif  ou  d’une  demande  a
faiblie.
L’abolition  d’une  taxe  ne  diminue  pas  l’intensité  de  l’offre,  eb  '
elle  n’abaisse  pas  effectivement  les  prix  elle  ne  peut  donner  aiied»
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.