fullscreen: Oeuvres complètes

,8 PRINCIPES DE L'ÉCONOMIE POI.ITIQIE. 
une pareille eslimatioi. (le lout le travail emplojé à la preduetimi (le 
ees objets euv-mèmes, iTglera également la (|uantité qui doit en cire 
donnée pour les bas ’• , . , * . 
Pour nous eoiivainerc que c'est lit le foudemeut reel de loiile va 
leur écbaugeable, supposons qu'il ait élé fait un perlectiouuenieul 
qui al)r(ige le Iravail dans une des dilVéreiites opéralious (|ue le eotou 
brui doit subir, avant que des bas de colon piiisseid ('Ire apporles au 
niart lié pour être éehaugés eouire d'aulres objels; etidiservousqui s 
eu seraient leselVets. S'il fallait elfeclivenieut moins de bras pour cul 
tiver le coton et pour le recoller; si l’on emplojait moins de mate 
lots pour manœuvrer, ou moins de eliarpentiers pour construire le 
navire qui doit nous le porler; si moins de personnes étaient em- 
plovées il eoustruii-e les biltimenis et les machines; ou si apres leur 
construction on en augmentait la puissance, les bas baisseraient in 
failliblement de pris, et pareons((quent on ne pourrait plus les écban- 
I M Ricardo paraît n’avoir pas compris là-dedans les prolits ou l’interct des 
r-r,st:r:',:=.rÄ'Ä^ 
lorsque tous ces travaux, dis-je, font partie du prix des bas, il n y a encore rien 
dans ce prix pour paver rusage des différentes portions de capitaux qui ont servi 
durant l’exercice de tous ces travaux. Kt remarquez bien que lorsque je dis u- 
sagedes capitaux, je ne veux pas dire seulement leur deterioration, la depe 
nécessaire pour conserver aux instruments aratoires, aux navires, aux macb^ , 
leur entière valeur. Je supposé qu'il n'y a nulle détérioration dans la valeur capi 
tale, et que les fonds qui ont servi dans ce commerce et dans . 
tures sont, après la production, en raison de 1 entretien et e a res ai . 
valeurs employées, égaux à ce qu’ils étaient lorsqu on a entrepris le e pro 
tion. Je dis que l’intérêt de ce capital n’est point encore payé mdependaminenl 
de l’acquittement de tous ces frais ; il faut nécessairement que cette production 
paie le profa ou l'inlérét de ces mêmes capitaux, et par consequent que 1 mtcrel 
du capital fasse partie du prix des cboses produites. On en peut dire autan u 
revenu des propriétaires fonciers ( rent o//anrf ). ^ . 
Par suite,M . Ricardo ne comprend point, dans ce qu’il nomme, d’apres Smith, 
le prix naturel des cboses, ni l’intérêt du capital, ni les profits du tonds e terre 
qui ont concouru à leur production Cependant le concours du fonds capital et 
du fonds de terre est tout aussi indispensable pour la production que le con 
cours des facultés industrielles ; les propriétaires des facultés productives du ca 
pital et des terres ne fournissent pas gratuitement ce concours, puisque 1 un re- 
Wre un intérêt et l’autre un fermage. Cet intérêt et ce fermage font bien 
nécessairement partie du prix (les produits, puisque les frais de production ne 
peuvent être pavés qu’avec le prix des produits qui en résultent. - J -U. Say.
	        
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