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LE PÉROU ÉCONOMIQUE ^3
une faible proportion, la région qui avoisine le lac Titi-
caca ; la plus grande partie de ces Indiens se trouvent
répartis sur les Hauts-Plateaux boliviens, formant autre
fois le Haut-Pérou. Le langage des Aymaras diffère du
quechua; c’est un idiome dur et guttural ; il paraît peu
formé mais possède aussi des conjugaisons. Tel qu il est,
c’est cependant un langage énergique et surtout concis.
Gomme les relations sont moins fréquentes avec les
indigènes de cette race, nous ne parlerons que des Que-
chuas qui sont intéressants à divers titres.
XV. — Le Quichua, ou Quechua, Indien des hautes
régions du Pérou, est de taille moyenne ; le visage
est ovale, le nez fort et quelque peu aquilin, le teint
cuivré, les pommettes fortes et saillantes. Son costume
est très simple et se compose d’un poncho de laine de
couleur voyante, d’une veste de laine et d’un pantalon ne
dépassant pas le genou ; comme coiffure l’Indien porte
un chapeau plat, mais généralement un bonnet de laine
pointu à oreillettes. Le poico, qui est l’unique chaussure
quechua, est composé d’un morceau de cuir frais découpé
suivant la forme de la plante du pied ; cette chaussure
légère est fixée à l’aide de lanières de cuir.
Les femmes quechua portent aussi le chapeau et une
petite veste de laine échancrée sur la poitrine. Leur plus
grand bonheur consiste à profiter de toutes les occasions,
pour exhiber toutes les jupes dont se compose leur garde-
robe. Ces robes sont mises les unes sur les autres, et
comme elles sont toutes de la même longueur, chacune
laisse apercevoir le bas de celle qui la précède, ce qui
permet d’en faire facilement le compte, et présente une
gamme savamment variée de couleurs rouges, bleues et
vertes. Ce costume est complété par une mante de laine
ressemblant au poncho, et, comme ce dernier, tissée par