L’AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE 29
mètres de routes praticables en saison sèche, soit au total
plus de 30 000 kilomètres.
À noter que la circulation automobile y est de plus en
plus intense ; 1 500 camions ou camionnettes, autant de
voitures de tourisme.
La question des moyens d'embarquement est actuelle-
ment la plus pressante. Elle n’a pas suivi celle des voies
intérieures et menace de donner lieu bientôt à de sérieux
embarras.
Dakar est assurément déjà un port magnifique comme
exutoire du Soudan-Sénégal et comme nœud de commu-
nications internationales. Il aura manipulé, en 1927,
près d’un million de tonnes, mais il est insuffisant pour
les 100 000 tonnes d’arachides et plus qui demain s’écou-
leront vers lui ; un programme de travaux de 80 millions,
réparti sur cinq années, est en cours aux môles à arachides,
à charbon et à mazout.
Kaolack sur le Saloun, Koulikoro sur le Niger, Conakry
au point terminus du chemin de fer de la Guinée, doivent
ètre également ou aménagés ou améliorés.
La Côte d’Ivoire est en moins bonne situation. Le nou-
veau wharf de Grand-Bassam, heureusement terminé au
moment où l’ancien était emporté par un raz de marée,
est tout à fait insuffisant. Sept ou huit bateaux sont
souvent au large attendant l’heure du déchargement.
Aussi en a-t-on commencé un autre à Vridi, vis-à-vis
Abidjan, terminus du chemin de fer, Mais tout cela ne
résout pas la question toujours controversée du port en
eau profonde. Peut-être l’expérience poursuivie en ce
moment en Gold Coast par les Anglais dans le port de
Takoradi, d’un coût estimé à un milliard et demi de
francs, nous aidera-t-elle dans nos propres projets.
Au Dahomey, on a prévu également l’agrandissement
du wharf de Cotonou.
Les fleuves Sénégal et Niger constituent, à n’en pas
douter, une richesse précieuse dans ces pays tropicaux.