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» principe hostiles à l’immixtion de l'Etat dans leurs af-»
faires, elles ont pu non seulement approuver certaines
» de ses interventions, mais les réclamer avec énergie
» parfois. Mais il (le commerce de détail) est l'ennemi
» déclaré et résolu de l'Etat. qui, par des mesures poli-»
cières, chicanières et bureaucratiques essaie de l'en-»
serrer dans ses mailles de fer. »
Le but de l'Etat, c’est le bien de la collectivité. *, *
Si l'Etat et la collectivité elle-même arrivent à ètre
en désaccord sur la question de savoir où est le bien de
celle-ci, le premier finit toujours par avoir le dessous,
compromettant dans sa reculade les intérêts qui se sont
solidarisés avec lui. Aussi la politique négative est-elle
condamnée à l’échec aussitôt qu’elle contrarie des courants
vraiment puissants de l’évolution économique et
sociale :
«Le résultat des exigences négatives de la classe
moyenne est un résultat négatif », dit Faucherre *, qui
cite l'exemple de l'interdiction faite en plusieurs lieux
aux coopératives de vendre aux non sociétaires. Il en
est résulté le renforcement des coopératives par l’augmentation
du nombre des membres et du capital social *
t Ch. Blanc et R. Jaccard, op. cit, p. 23.
? Les adversaires du petit commerce ne manquent pas
de signaler malignement à toute occasion que les petits
commerçants ont été libéraux aussi longtemps que l’économie
libérale ne s’est pas retournée contre eux. Cf. à ce
point de vue Faucherre, Die wirtschaftliche Lage des
Kleindetailhandels, p. 4.
$ Die wirtschaftliche Lage des Kleindetailhandels, p. 48 :
» Das Resultat der negativen Mittelstandsforderungen ist
» ein negatives. »
* Les détaillants allemands semblent avoir attendu merveille
de cette interdiction. Cf. Wernicke, Kapitalismus u.
Mittelstandspolitik, p. 380. Cependant, une réunion de représentants
de chambres de commerce tenue à Osnabrück
le 9 décembre 1895, les avait mis en garde en ces termes
(Ibid, p. 406) :