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Il existe une concurrence intellectuelle, comme il existe
une concurrence proprement commerciale. Précisément
parce que les qualités qui font un commerçant moyen
sont assez répandues, il faudrait s'élever au-dessus de la
moyenne pour aller au-devant du succès * au lieu d’apporter
dans l’exercice de la profession un bagage de capacités
égal à zéro. Une valeur personnelle qui eût suffi
en d’autres temps à assurer une belle position réussit
tout juste aujourd’hui à vous permettre de végéter dans
la médiocrité :
« Les qualités intellectuelles et morales qui sont né-»
Cessaires pour faire un commerçant et un industriel
» capables deviennent chaque jour plus répandues, du
» moins à un degré moyen. La diffusion de l’instruction
» et l'amélioration même de l’éducation font que les ca-Notre
enseignement semble se proposer l'adaptation de ses
pupilles à un type nettement capitaliste de société. Aussi
comprend-on que le Congrès international des classes
moyennes ait reconnu la nécessité «d’un enseignement per-»
mettant de préparer les cadres directeurs des classes
» moyennes », et « d’un enseignement supérieur adapté aux
» circonstances spéciales des classes moyennes en vue de
» permettre à celles-ci de remplir leur mission dans la
» société ». (Résolutions du congrès de 1924).
CÎ. aussi la remarquable thèse du Dr Daniel Briod (Librairie
Payot et Cie, Lausanne, 1929) intitulée : « La science
de la vente et sa place dans l'enseignement commercial ».
! Et le succès viendrait, il vient du reste fréquemment,
malgré l'affirmation découragée de la Chambre des métiers
de Leipzig qui, dans son rapport pour 1905, page 89, prétendait
que, dans les conditions actuelles, toute défense du
petit commerce par lui-même est inutile (versagt alle Selbsthilfe).
Le député van der Borght était d’un autre avis,
quand il disait, à la Chambre des députés de Prusse, le 27
février 1900: «Eine allgemeine Notlage des Kleinhandels
» besteht überhaupt nicht. ich kônnte Ihnen aus der Praxis
» Beispiele genug anführen, die beweisen, dass tüchtig geleitete
Geschäfte mit hinreichender Kapitalkraft durchaus
» nicht den Kampf mit den Warenhäusern scheuen ». (Cf.
Wernicke, Kapitalismus u. Mittelstandspolitik, pages 161
et 261).