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Les syndicats de réglementation.
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Ces syndicats concrétisent l’effort fait par les fabri-
cants d'articles de marque pour empêcher l’avilissement
du prix de détail de leurs produits. Lutter contre la
sous-enchère, contre l’avilissement des prix, c'est bien
faire une œuvre de politique positive qui profite à la
cause des détaillants. Mais on se tromperait si l’on
croyait que c’est là le but de ceux qui l’accomplissent.
Leur pensée est en réalité tout autre : ils représentent
un adversaire de plus du petit commerce, et un adver-
saire qui ne manquerait pas d’abuser singulièrement de
son pouvoir s’il ne rencontrait pas en face de lui les
formations compactes de l’organisation professionnelle.
Les produits de marque se trouvent naturellement
dépréciés, au sens qualificatif, s’il est permis de les ven-
dre à n’importe quel tarif. Les fabricants ont donc rai-
son d'imposer par contrat à leurs revendeurs un prix
de vente donné. C’est alors à l'intermédiaire, si la com-
binaison ne fait pas son affaire, à refuser de tenir le pro-
duit. En lui imposant la clause du prix, le fabricant ne
lui fait aucun tort, puisque le détaillant reste libre de
refuser l'affaire en bloc.
Mais la pensée du fabricant va bien au-delà du désir
de lier sa marque à un prix déterminé qui en fasse en
quelque sorte partie, qui en rende le souvenir plus net
et lui aide à s'attacher la clientèle. « Le fabricant s’ima-
» gine qu'il peut faire bon marché du commerçant, et
» que la publicité qu’il pratique sur une vaste échelle
» suffira pour amener le public à exiger ses produits, si
» bien que le revendeur sera forcé de les tenir ou man-
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