150 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
les, comme aussi des nankins del Indeet delà Chine,
les lainages, également à l’exception des fds, la pin- .
part des tissus de lin et de chanvre, les soieries, la
passementerie, le fer brut et le fer ouvré en général,
tousles objets en tôle, la quincaillerie fine et la mer
cerie, les ustensiles en cuivre et en étain, la porce
laine et les modes, les vêtements vieux ou neufs, etc.,
en un mot les principaux produits fabriqués avaient
été mis hors de commerce^ c’est-à-dire qu ils ne pou
vaient être importés que pour l’usage de l’importa
teur lui-même et de sa famille, au moyen d’un per
mis et sous le paiement de droits qui s élevaient à
60 0/0 de la valeur.
Toutefois les fabricants surent si bien intéresser
à leur cause un gouvernement, peu enclin d’ailleurs
aux nouveautés, que celui-ci, plutôt que d adopter
un nouveau tarif, préparé par l’administration, se
borna à promulguer, le 1®' juillet 1844, quelques
modifications à l’ancien, modifications dont les plus
remarquables étaient la radiation des montres et des
pendules de la liste des mises hors du commerce et
Je dégrèvement des fils de coton.
Au surplus, tout progrès considérable devait être
logiquement précédé delà suppression de la barrière
intérieure qui se trouvait placée à l’entrée des pays
hongrois. Si la Hongrie était unie à 1 Autriche par
des liens politiques et militaires, elle ne 1 était en
effet nullement par des liens administratifs, et c est
dans cette mesure que le pays des Madgyars avait