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LES MINORITÉS BULGARES APRÈS DIX ANS DE PROTEC-TION
DE LA PART DE LA S. D. N.
Les traités de paix de Paris de 1919 ont mis fin à la guerre mondiale;
dans les Balkans, elle continue. En Roumanie, en Grèce et en
Yougoslavie, si incroyable que cela paraisse à première vue, la guerre
contre les minorités bulgares persiste. Celles-ci se sont vu enlever même
les droits yprivés dont elles jouissaient sous les Sultans. Dañs les
traités, dans les constitutions et les lois de ces trois pays, les Bulgares
sont traités sur le même pied d’égalité, En fait, ce sont de vrais esclaves.
En occupant la Macédoine, les Serbes avaient proclamé qu’ils y venaient
eñ libérateurs des Turcs et des Bulgares. Rejetés pendant la guerre
mondiale jusqu’aux confins de l’Adriatique, puis aidés par trois armées
les plus puissantes de l’Europe ils y sont revenus en conquérants.
Partout on a soumis les minorités bulgares à un régime d’extermination
sañs exemple dans l’histoire; c’est une guerre sans relâche menée par
les organes de l’État, une guerre sournoise de tous les jours et de tous
les instants qui se poursuit sous les yeux-mêmes de la S. D. N. C’est
la chasse au Bulgare, d’autant plus féroce qu’elle a pour but l’extermination
d’une population mise sous la protection de la S. D. N.…. Situation
tragique s’il en fut.
Personne ne se soucie de demander à ces hommes leur appartenance
nationale; les Serbes les qualifient de ,vieux Serbes“ ou de
masse amorphe, sans conscience nationale et sans dignité personnelle,
ce qui les autorise, croient-ils, à les traiter en bétail.
Dans les pays bulgares annexés par les Serbes, c’est la langue qui
a eu le privilège d’attirer leur attention et c’est contre elle qu’ils dirigent
les attaques les plus fortes puisque c’est le lien visible, le plus intime
de la nationalité. L'enseignement de la langue maternelle, soi-disant
garanti par les traités, n’existe pas. Pourtant apprendre le bulgare, l’écrire
et l’enseigner est un droit inscrit dans les traités, Les minorités bulgares
peuvent l’employer même devant les tribunaux, personne ne peut prétendre
qu’il y ait un délit, une menace contre l’intégrité de l’Etat. Les
serbes dès le premier jour de leur entrée en Macédoine ont fermé toutes
les écoles bulgares et obligent tous les enfants à fréquenter leurs écoles
serbes, Au premier moment, ils avaient même exigé quelque chose
d'itouï, que des personnes âgées et des vieillards ne parlent que la
langue serbe sous peine d'amende. Les Turcs eux-mêmes devaient se
servir du serbe et réciter leurs prières coranniques en serbe. Rien n’est à
même de décourager le chauvinisme serbe. Lire un journal bulgare, tenir