96 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Mais ses finances étaient moins bien partagées que
celles des autres membres deTUnion; car, comme
plusieurs de ceux-ci ne fournissaient pas primitive
ment à la consommation le même aliment qu'un
certain nombre de provinces prussiennes, alors ce
pendant que les droits encaissés étaient répartis au
prorata de la population, un amoindrissement mo
mentané des revenus en Prusse n’était pas seulement
possible, mais même vraisemblable. Jusqu’à l’an
née 1834, les droits de douane et impôts indirects
avaient donné en PriiSse un rendement de 20 sil-
bergros par tête (2 fr. 50), tandis qu’en 1834, ce ren
dement tomba brusquement à près de 15 silbergros,
pour ne se relever insensiblement à 21 silbergros
qu’en 1840. Chez lesautres Étatsau contraire, c’était
l’inverse qui se produisait. Ainsi la part advenue
dans les droits à la Bavière, pendant qu’elle faisait
encore cause commune avec le Wurtemberg seule
ment, s’était élevée
En l’année 1830-1831 à 1,893,847 norinsl
En l’année 1831-1832 ù 2,104,931 aol,!'Ôo,399'ilorlns,
tandis qu’en 1834, après son entrée dans le grand
Zollverein, elle atteignait 3,859,054 ilorins, sans
que cette différence sensible en plus dut s’expliquer
exclusivement par les quotités plus élevées du nou
veau tarif de l’Union, quotités correspondant au
tarif prussien. Dans ces conditions, la Prusse, vou
lant tarir la source d’un préjudice, pour le redres-