122 l’allemagne économique.
Aussi, quand la réunion deStullgard fut parvenue
au terme de ses travaux, ses membres ne s’étaient
mis d’accord que sur certaines modifications au
tarif existant, sur certains changements au droit de
transit et enfin sur une aggravation, proposée par la
Prusse, des droits sur le sucre de betteraves, droits
qui furent portés d’un tiers à deux tiers de thaler.
On y avait agité également à nouveau, mais inutile
ment, la bonification rétroactive par la Prusse des
péages sur le Rhin, et l’on réussit seulement à arrêter
quelques principes généraux sans véritable impor
tance.
Avant de nous séparer de la cinquième session, il
convient de relater encore les mesures éventuelles
de représailles, délibérées par elle contre la France.
On avait en effet porté chez nous à un taux plus
élevé les droits sur les fils de lin et sur les toiles, et
le Zollverein crut dès lors devoir ou bien provoquer
le retrait de cette résolution dirigée, croyait-il à tort,
contre l’Allemagne, ou bien y répondre par des ré
solutions efficaces en sens contraire. La Prusse sur
tout en témoigna un vif ressentiment, et comme si
elle n’avait pas été pleine de mollesse jusque-là vis-
à-vis de la législation prohibitive de l’Angleterre,
c’est sur son initiative qu’il fut décidé, qu’au cas
où la France ne reviendrait pas sur sa détermina
tion, on porterait au double les droits d entrée sur
les articles d’or et d’argent, sur la parfumerie, les
tleurs artificielles, la ganterie, les vins et les tentures.