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PÉRIODE DE 1834 A 1854.
.statu quo «e départirent, sous l'in fluence d’une vo
lonté supérieure, de leur point de vue exclusif en
prêtant les mains à une enquête sur la nécessité
d’imposer plus fortement certains produits indus
triels, d’une importance particulière, à savoir du fil
do lin et des toiles, du fil et des étoffes de coton, du
fil et des étoffes de laine et de la soude. Les dépo
sants à 1 enquête se prononcèrent presque unanime
ment pour l’élévation des droits et demandèrent
aussi en même temps des bonifications (Rückzölle)
qui devaient être elfectuées à la sortie des produits
fabriqués, mais dont l’établissement, par cela même
(|u’il était resté étranger jusqu’ici au système doua
nier, souleva des difficultés très-sérieuses. Aussi les
motions portées enfin par la Prusse au congrès de
Larlsrulie à la suite de controverses fort animées,
furent-elles l’œuvre d’un véritable compromis et
ne répondirent-elles dans leur ensemble aux espé-
nuices d’aucun des deux partis en présence. Elles
admettaient en effet, sans doute, des surtaxes pour
certains objets, mais elles accusaient toujours nette
ment la tendance à résistera toute révision radicale
< U tarif, d’après un principe déterminé, qui faisait
encore complètement défaut, et à ne céder le ter-
ram que pas à pas, c’est-à-dire dans la mesure où
les intérêts prussiens conseillaient eux-mêmes des
concessions, comme c’était le cas pour les tils de
Un, sur lesquels les droits devaient être, à la de
mande même'de la Prusse, fortement exhaussés'.