182 L'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
1816 et malgré l’acte de navigation du Rhin du 31
mars 1831, avaient été l’objet des plus vives doléan
ces furent supprimés, sans que le gouveiiiement
eût fait même la moindre tentative pour se faire
indemniser du chef d’une concession, que lui con
seillait d’ailleurs son intérêt bien entendu. De pa
reilles dispositions étaient faites pour amener une
solution favorable. Ce qui rendait surtout hésitante
l’association douanière, c’était la suppression ou la
réduclion des péages du Rhin dus aux États alle
mands, parmi lesquels le gouvernement de la liesse
grand’ducale essaya tout d’abord de taire prévaloir
sur ce sujet un contredit, auquel il renonça cepen
dant dans les conférences générales de Wiesbaden.
Le traité de commerce et de navigation n’avait d’ail
leurs pas encore été discuté sérieusement, que déjà le
cabinet de Prusse avait lorsdcsnégociationsauxquelles
donna lieu le chemin de fer d’Amsterdam à Arnhem,
formé avec les Pays-Bas à la date du 1 i juillet 1851,
un cartel douanier compendieux. Quant à ce traité de
commerce, dont la conclusion fut accélérée par l’es
prit accommodant des deux parties, il fut signé à la
Haye le 31 décembre 1851, et consacra convention
nellement les allégements et libérations de droits
consentis sur le Rhin et sur les eaux néerlandaises.
La perception du droit fixe, réservé encore pour le
transit immédiat, fut abandonnée sans conditions;
les droits de pilotage, de pontonage et d’écluse fu
rent réduits de 50 0/0 et toutes les concessions cou-