248 ]L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Mais comme le Hanovre se refusa absolument à tout
exhaussement du droit il'entrée sur le tabac en feuil
les, il fallut bien aussi renoncer à grever la produc
tion intérieure, et quand les conférences générales,
dont le siège avait été dans l’intervalle transféré
d’Eisenach à Weimar arrêtèrent le cours de leurs
travaux, il devint facile de supputer les résultats
plus que modestes, qu’elles avaient donnés, tout en
ayant fonctionné du 17 juin au 17 décembre 1856,
c’est-à-dire pendant 6 mois tout entiers.
Le bilan de ces résultats se réduisait en effet à la
modération des droits sur le blé, les légumes et la
farine, à un certain remaniement des prescriptions
concernant le traitement des échanges par chemins
de fer, au perfectionnement de la statistique com
merciale et au calcul des p réel puts attribués au Ha
novre, à Oldenbourg et à Francfort ; mais, par rap
port à la foire de Leipzig, on parvint au moins en
core à admettre comme principe, que le retrait d’un
compte ne serait pas la conséquence fatale, inévitable
de la découverte de toute irrégularité, et que 1 exa
men particulier de chaque espèce pourrait seul ame
ner la suppression de cet avantage ; de plus l’admis
sion en franchise du riz, qu’il s’agirait de faire passer,
en modifiant son état, par diverses espèces de mou
lins, admission, qui avait été proposée par le Hano
vre, mais combattue par la Bavière, fut résolue si
non dans le cours, au moins à la suite de ces confé
rences générales, par la voie de la correspondance.