PÉRIODE DE 185i A 18G5. 31Q
verein à dégager les assurances par lui données dans
le traité de février, et en exprimant seulement
l’appréhension que les liens étroits établis par ce
traité, loin de se resserrer, fussent au contraire
même rompus par les projets qù ou nourrissait du
côté de la France.
Quant à invoquer le droit incontestable à une
union douanière ultérieure, qui résultait pour
1 Autriche du traité de février, quant à attribuer à
l’Autriche la ferme résolution de prendre, en ce qui
la concernait, les dispositions nécessaires pour la
réalisation de cette union, et d’écarter les difficul
tés subsistantes, quant à parler au Zollverein de
ses obligations contractuelles, qui l’astreignaient
également a aplanir les voies conduisant au point
arrivée, et à s’abstenir de ce qui pouvait enrayer
la marche, le mémoire n’y songeait vraiment guère,
et son langage n était donc pas propre à triompher
des visées de la Prusse, soucieuse de frapper de sté-
nhté les dispositions qui, dans le traité de février,
tendaient à 1 association future. La Prusse avait au
surplus ouvertement déclaré ne vouloir participer
^ X débats que provoquaient les stipulations de
1853, en se fondant, non sans quelque apparence de
raison, sur 1 inertie manifestée par l’Autriche de
vant les obstacles à vaincre dans l’intérêt de l’objectif
commun, et sur l’attachement opiniâtre de ce pays à
un système de droits protecteurs, inconciliable avec
les systèmes suivis dorénavant par les grands États