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industriels, auxquels le Zollverein devait se joindre.
De plus, en s’aboucliant avec la France, et en
se ralliant au principe du traitement de la nation la
plus favorisée^ la Prusse avait manifesté aussi clairement
que possible son éloignement pour le renouvellement
du traité de février, sur la base d’un
tarif intermédiaire spécial. Et dès lors, quelle prise
pouvait avoir sur une altitude si résolue, sur une
politique commerciale si nettement dessinée, une
argumentation aussi faible, aussi peu serrée que
celle qui se déployait dans la circulaire de septembre,
et qui était tout aussi inhabile d’ailleurs à
servir de point de ralliement particulier à certains
des gouvernements associés, moins disposés peutêtre
que la Prusse à renoncer à l’intimité établie
conventionuellemeut avec l’Autriche.
Mais, quelque impuissante que fût la note autrichienne
à ce double point de vue, elle avertissait en
tout cas la Prusse qu’un danger menaçait ses projets
de ce côté, et que l’appui de l’Autriche ne ferait
certainement pas défaut aux membres de l’Union,
(Jni pour un motif ou pour un autre seraient contraires
à un traité avec la France. Une nouvelle
crise s’annonçant de la sorte au sein du Zollverein,
il devait convenir à la Prusse de prendre à temps
une position assurée, d’autant plus que de gros
nuages commençaient aussi à s’amonceler à l’horizon
politique de l’Allemagne. Le cabinet de Berlin
savait de science certaine, que la vieille con fédéra-