322 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
(railéde février ajant été le premier pas fait vers
la consolidalion de ce lien, si la Prusse pouvait
parvenir il eiTaeer les traces de cet essai qui avait
partiellement réussi, c’en était fait sans doute aussi
des progrès rapides de l’Autriche dans la direction
politique.
Or (le même que dans la crise de 1851-1853, la
promplilude avec laquelle elle conclut le traité de
septembre, mit l’avantage du côté de la Prusse, en
fortifiant sa position, de même cette puissance pou
vait espérer, par une solution expéditive avec la
France, déjouer les entreprises de l’Autriche contre
le dernier projet de traité, et, grâce aux faits ac
complis, prendre à son tour l’offensive. Que le pro
cédé auquel elle allait s’arrêter laissât a désirer par
rapport aux autres membres de l'Union, qu il put
paraître ne pas prendre un souci suffisant de tous
les intérêts engagés dans l’Union, son emploi n’en
était pas moins d’une opportunité incontestable, et
ces diverses considérations se trouvaient refoulées
par d’autres considérations plus impérieuses d’ordre
poliliqne.
En tout cas, si même les voies ordinaires eussent
amené une rédaction quelque peu dilférente de celle
adoptée pour certaines dispositions par le traité, on
peut dire, qu’envisagé d’ensemble, celui-ci marquait
un progrès véritable, réalisé dans l’intérêt même de
l’associai ion.
Aussi pendant que les fonctionnaires et les liom-