370 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
vue en l8o3, de répondre à une résistance persistante
par la dénonciation du pacte d'Un ion, en
faisant de l’acceptation des traités avec la France,
comme autrefois de l’acceptation du traité avec le
Hanovre, la condition du renouvellement de U association
douanière. Le changement ministériel, qui
avait eu lieu en Prusse et qui y avait, dès le mois
d’octolue, porté le comte de Bismarck à la tête des
affaires, loin de modifier les dispositions de ce pays,
ne fit même qu’accuser davantage l’hostilité de sa
politique à l’encontre de l’Autriche.
Le désaccord entre les gouvernements avait naturellement
pénétré aussi parmi les populations,
où il suscita les mêmes scissions qui se rejiroduisirent
bientôt partout, dans la presse aussi bien que
dans les chambres de commerce et dans les assemblées
politiques. On eut en même temps l'occasion
de constater à nouveau le phénomène qu’avait présenté
déjà la crise des années 1851 à 1853, puisque,
tandis qu’en Prusse et à l’exemple des deux Chambres
de son parlement, on envisageait de toutes parts
la question des traités avec la France comme intéressant
l’honneur de ce pays et sa position en tant
que puissance, et (¡u’on écartait en conséquence péremptoirement
ou traitait comme étant d’importance
secondaire tous les scrupules, que ces conventions
pouvaient faire naître, les habitants des
autres États associés faisaient preuve eu général
d’une intelligence moindre du côté politique de la