DES ORIGINES DU ZOLLVEREIN.
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ment chargé de faire partie ; et il se rendit lui-même
comme délégué à Vienne, où il saisit de deux mémoires,
tout à fait distincts de la requête précédente,
le congrès ministériel qui se réunissait dans cette
ville. Dans ces mémoires, il insistait naturellement
sur 1 établissement d’une ligne de douanes unique
■ pour toute la Confédération, à laquelle il conseillait
de s’approprier le régime protecteur de l’Autriche, et
il proposait aussi, comme mode d’exécution de son
plan, d affermer à une société par actions le produit
des douanes allemandes que ses vœux appelaient à
fonctionner.
Bien long serait le récit de ses efforts, de ses démarches,
de l’activité dévorante qu’il déploya sous
toutes les formes, au service d’une cause dont il avait
. fait la sienne propre ; non moins long serait celui
des déboires, des injustices et des échecs qu’il eut à
essuyer. Ainsi le congrès tie Vienne ne craignit pas,
à la date du 23 mai 1820, de repousser ses espérances
par une fin de non-recevoir; d'ailleurs le but
qu il poursuivait n’élait pas apprécié par tous de la
même façon, et lui attirait souvent des contradictions
véhémentes, comme contraire aux doctrines économiques
accréditées, comme compromettant pour le
commerce international, dont des restrictions, même
dictées par la réciprocité, ne pouvaient qu’enchaîner
l’élan et les bienfaits, comme hostile enfin à certains
intérêts puissants, liés à une liberté commerciale
très-étendue, tels que ceux des grandes places