PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 505
OU d’en prononcer la clôture, comme aussi de ie prô-
sider et de conduire les affaires y traitées; quand on
passait an vote, elle disposait de près du tiers des
voix, soit 17 sur 58, sans compter qu’à elle seule était
attribué un droit de veto absolu à l’encontre de toute
lésolution, tendant à modifier des prescriptions ou
des institutions existantes; seule aussi, elle était au
torisée à négocier, au nom de l’Association, des trai
tés de commerce et de navigation avec les puissan
ces étrangères, à moins qu'il ne s’agît de traités avec
1 Au triche et la Suisse, auquel cas les États de l’Union
limitrophes devraient être invités par elle à prendre
part aux négociations précédant ces traités; enfin
c était elle, à qui l’Union avait confié son contrôle
dans les divers États, relativement à l’exécution des
lois fédérales, ainsi qu’à la perception et à l’admi
nistration des droits de douane et des impôts com
muns. La convocation, l’ouverture, la prorogation
et la clôture du parlement douanier devaient être
fi’adleurs faites également par la Prusse, bien que
le parlement choisît lui-même son président, son
vice-président et ses secrétaires, et il appartenait
aussi à la Prusse de porter devant ce corps les pro
positions qui lui étaient faites, d’après le résultat des
délibérations du conseil fédéral.
_ On n® saurail méconnailre toutefois que, malgré
l’éminence de la position à laquelle les divers avan
tages et attributions, qui viennent d’être sommaire
ment passés en revue, élevèrent la Prusse au sein