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LALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
rarL2dii pacte du 15 mai 1865, qui gouverne encore
aujourd’hui les rapports réciproques en matière de
douane. Car, ainsi qu’il est h peine besoin de le dire,
la consécration nécessaire de la Chambre luxem
bourgeoise ne lui a pas fait défaut, et nous désirons
seulement détacher de VExposé des motifs^ qui lui
a été présenté et où les prétentions respectives des
négociateurs ont été passées en revue avec la part
qu’on leur a faite, celui des paragraphes concernant
la demande de participation d'un délégué luxem
bourgeois aux conférences douanières, parce qu’on
peut s’y convaincre de l’hostilité et de la réac
tion raisonnées d’ailleurs de la Prusse vis-à-vis des
errements suivis encore à cette époque dans la dis
cussion des affaires communes :
<( Malgré les efforts qui ont été employés, porte
ce document que nous devons avec beaucoup d’au
tres aux communications obligeantes d’un jeune
archiviste, du plus grand mérite, M. Ruppert de
Luxembourg, les commissaires luxembourgeois
n’ont pas réussi à faire introduire dans le traité
cette moditication essentielle. Les commissaires
prussiens ont dès le commencement des conféren
ces, rejeté la proposition y relative comme complè
tement inadmissible et comme s’opposant même à
la continuation des négociations; ils ont également
écarté avec persistance diverses demandes subsidiai
res formées du même chef. Pour repousser ces de
mandes. les commissaires prussiens ont allégué que