Full text : Oeuvres complètes

20»

CHAP.  XVI.  —  DES  IMPOTS  SUR  LES  SALAIRES,
l’üii  pût  exporter  du  numéraire  sans  aucuns  frais,  les  changes  ne
pourraient  man(|uer  d’étre,  sur  toutes  les  places,  au  pair.  Si  le  coin
inerce  des  métaux  précieux  était  ])arfaitement  libre,  s’ils  étaient
généralement  employés  comme  agents  de  la  circulation,  malgré  les
frais  de  transport,  le  change  ne  pourrait,  dans  tout  pays  ,  dévier  du
pair  que  du  montant  de  ces  frais.  Ces  principes  sont,  je  crois,  universellement ­
  reconnus.  Si  un  pavsse  servait  d’un  papier  monnaie  qui
ne  fût  pas  échangeable  contre  des  espèces  métalliques,  et  qui  n’eùt
par  conséquent,point  de  régulateur  fixe,  les  changes  d’un  tel  pays
pourraient  s’écarter  du  pair  selon  que  la  monnaie  s’y  trouverait  multipliée ­
  au  delà  de  la  quantité  qui  lui  serait  départie  par  le  commerce
de  toutes  les  nations,  si  le  commerce  des  métaux  précieux  était  libre,
et  si  ces  métaux  étaient  employés  comme  monnaie  et  comme  régulateur. ­

Si,  par  les  opérations  générales  du  commerce  ,  la  part  de  l’Angleterre ­
  se  trouvait  être  de  lU  millions  de  livres  sterling,  d’un  poids  et
d’un  titre  reconnus,  et  qu’on  y  substituât  10  millions  de  papiermonnaie
  ,  le  change  n’éprouverait  aucun  changement  ;  mais  si,  en
^busant  de  la  faculté  de  mettre  du  papier  en  circulation,  on  en  faisait ­
  une  émission  de  11  millions,  le  cbange  serait  de  0  pour  cent  au
désavantage  de  l’Angleterre;  si  l’émission  était  de  12  millions,  le
change  baisserait  de  10  pour  cent;  et  si  elle  était  de  20  millions,  le
change  serait  de  50  pour  cent  contre  l’Angleterre.
('-et  effet  peut  cependant  avoir  lieu  sans  Tintroduetion  d’un  papiermonnaie.
  Tonte  cause  qui  retient  en  circulation  nue  quantité  de  livres
sterling  plus  forte  que  celle  qui  aurait  circulé  si  le  commerce  eût  été
libre,  et  que  les  métaux  précieux  d’un  poids  et  d'une  pureté  reconnus, ­
  eussent  été  employés  comme  numéraire  ou  comme  régulateurs  de
la  monnaie  métallique,  produirait  exactement  les  mêmes  effets.  Suppo
sons  que,  les  pièces  de  monnaie  étant  rognées,  chaque  livre  sterling
ne  renfermât  plus  la  quantité  d’or  et  d’argent  déterminée  par  la  loi  ;
on  pourrait,  dans  ce  cas,  employer  dans  la  circulation  un  plus  grand
nombre  de  ces  livres  rognées  qu’on  n’en  aurait  employé  dans  leur
état  de  pureté.  Si  l’on  rognait  un  dixième  sur  chaque  pièce  d’une  livre, ­
  on  pourrait  avoir  en  circulation  11  millions  de  ces  pièces  au  lieu
10  ;  si  on  enlevait  à  chacune  deux  dixièmes,  on  pourrait  employer
millions  de  pièces  d’une  livre  sterling  rognées;  et  si  l’on  rognait
moitié  du  poids,  20  millions  de  pièces  ainsi  dégradées  pourraient
R®  pas  être  de  trop  dans  la  circulation.  Si  on  employait  ces  20  millions
pièces  d’une  livre  au  lieu  de  10  millions,  toutes  les  marchandises,
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.