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RÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M. BOSANQUET.
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CHAPITRE II.
EXAMEN DES FAITS QUE M. BOSANQUET CITE COMME PUISES DANS
l’histoire de l’État du change.
SECTION PREMIÈRE.
Change avec Hambourg.
Le premier principe qu’on conteste est : « que les variations du
change ne peuvent jamais excéder, pendant longtemps, les dé
penses consacrées à remettre et à assurer les métaux précieux d un
pays à l’autre. «
Est-il donc possible de désigner cette proposition comme une opi
nion théorique émise aujourd’hui pour la première fois? N a-t-elle
pas été hautement sanctionnée par les écrits de Hume et de Smith?
IN’a-t-elle pas été acceptée par les hommes pratiques eux-mêmes?
M.^^% dans sa déposition devant la Commission, observe: «que
la limite à laquelle peut atteindre l’avilissement du taux des changes
se détermine par le prix des transports des lingots joint à une prime
équivalente aux risques qui accompagnent les déplacements d une
telle nature. «
M. Goldsmid « ne se rappela pas avoir vu les changes s’éloigner
du pair de plus de 5 pour cent, avant la suspension des paiements
en espèces. »
M. Crefulhe allirma « que depuis son entrée aux affaires il ne se
rappelait pas que le change eût été, à aucune des époques antérieures
à la suspension des paiements en espèces de la Banque, considérable
ment au-dessous du pair. «
Les mêmes opinions furent énoncées devant la Commission des
lords, en 1797, par un grand nombre d’hommes pratiques.
Mais pour démentir toutes ces convictions, M. Rosanquet a des
faits auxquels il attribue hardiment le pouvoir de saper notre doc
trine par la base. Rendant les années de 1764 à 1768, dit-il,
antérieurement à la refonte, et alors que l’imperfection de nos types