Full text : Oeuvres complètes

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OEUVRES  DIVERSES.

CHAPITRE  Ill.
EXAMEN  DES  FAITS  ALLEGUES  PAR  M.  BOSANQUET  DANS  SA  PRETENDUE
RÉFUTATION  DU  PRINCIPE  SUIVANT  :  UN  EXCEDANT  DU  PRIX  DE
MARCHÉ  DES  LINGOTS  SUR  LE  PRIX  A  LA  MONNAIE  EST  LA  PREUVE
d’une  circulation  dégradée.

SECTION  PREMIÈRE.
Nier  celte  conclusion,  c’est  proclamer  l’impossibilité  de  fondre  ou  d’exporter  toute
monnaie  anglaise,  -*  et  certes  personne  ne  soutiendra  une  telle  assertion.
M.  Bosanquet,  pour  faciliter  les  attaques  qu’il  dirige  contre  la
seconde  proposition  du  Commitlee  l’a  lorniulée  ainsi.  «  Le  prix  des
lingots  d’or  ne  peut  jamais  dépasser  celui  du  métal  monnayé,  à
moins  que  la  circulation  qui  sert  a  l’acquitter  n’ait  Iléclii  au-dessous
de  la  valeur  de  l’or.  ■>  Mais  ce  n’est  pas  là  exactement  le  principe
de  la  commission.  Bien  compris,  ce  principe  n’indique  pas  que
l’or  ne  peut  dépasser  comme  marchandise  la  valeur  qu’il  a  comme
signe  monétaire,  mais  que  ce  phénomène  ne  ¡leut  qu’être  accidentel
puisque  la  conversion  du  numéraire  en  lingots  viendra  égaliser  leur
valeur  relative.  Les  paroles  du  CommiUee  sont  celles-ci  :  «  Les  memhres
de  votre  commission  pensent  que  dans  l’étal  normal  de  la  circulation ­
  anglaise  dont  la  hase  est  l’or,  aucun  accroissement  dans  les
demandes  étrangères  de  ce  métal,  quelque  grand  qu’on  le  suppose
et  quelque  origine  qu’on  lui  attribue,  ne  pourra  produire  ici  iiendant
longtemps  une  hausse  importante  dans  le  prix  courant  de  1  or.  1  oui
\  faire  de  cette  proposition  un  axiome,  il  ne  reste  plus,  ce  me  semble,
qu’à  admettre  Tiiieflicacité  de  la  loi  qui  interdit  la  conversion  de  1  ormonnaie
  en  or-lingots.
Je  pouvais  m’attendre  à  voir  les  adversaires  de  cette  vérité  soutenir ­
  que  la  loi  a  eu  réellement  la  puissance  de  conduire  aux  résultats
qu’on  en  attendait.  Je  pensais  qu’ils  l’appuieraient  sur  d’imposantes
autorités  pour  justifier  leurs  idées.  Mais  il  eût  été  difficile  d’invoquer
des  autorités  en  faveur  d’une  telle  opinion.  Depuis  les  leinjis  de  Locke
            
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