Full text : Oeuvres complètes

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.

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CHAPITRE  Vin.
CONSIDÉRATIONS  SUR  l’OPINION  SUIVANTE  DE  M.  BOSANQUET  .  «  LA
■  CAUSE  EXCLUSIVE  DU  RENCHERISSEMENT  DES  PRIX  NE  PROVIENT  PAS
d’un  excès  DE  CIRCULATION  ,  MAIS  DES  IMPOTS  ET  D  UNE  SUCCESSION ­
  DE  DISETTES,  »

Après  aroir  démontré  ou  cru  démontrer  l’impuissance  des  arguments
présentés  par  ia  commission  ,  comme  preuves  de  i’eauberance  des
émissions  de  la  Banque,  M.  Bosanquet  dresse  ses  propres  syllogismes ­
  pour  démontrer  que  ces  émissions  n’étaient  nullement  escessi
ves.  U  base  de  cette  argumentation  est  un  accroissement  de  prix,
produit  par  des  années  de  disette  et  des  impôts  aggravés.  Il  a  invoqué ­
  en  faveur  de  son  opinion  un  passage  du  docteur  Smith,  que  je
regarde  précisément  comme  la  coiiiirmation  de  celle  que  j  ai  a  ce

.Un  prince,  dit  le  docteur  Smith,  qui  décréterait  qu’une  «rtaiiie
partie  de  ses  taxes  serait  acquittée  en  tel  ou  tel  papier-moimaie,  donnerait ­
  par  cela  seul  une  valeur  spéciale  à  ec  papier,  quand  bien  même
l’époque  de  son  remboursement  et  de  son  rachat  replierait  exclusivement ­
  sur  la  volonté  du  souverain.  Si  la  Banque  qui  aurait  émis
ce  papier,  avait  la  prudence  d’en  maintenir  la  quantité  a  un  chiffre
inférieur  à  celui  qui  pourrait  être  absorbé  par  les  impôts  lesdemandes
  dont  il  deviendrait  l’objet  seraient  susceptibles  de  le  faire  vendre,
sur  le  marché,  à  prime  ou  pour  une  somme  excédant  la  valeur  d  or
et  d’argent  qu'il  représentait  à  l’époque  de  son  émission.  •
.  Dès  lors  s’écrie  M.  Bosanquet,  puisque  le  moulant  annuel  des
impositions  dépasse  largement  le  total  des  hmk-mtn.  comment  le
papier  pourra-t-il,  d’après  ce  principe,  subir  une  dépréciation  .  Ma'Ç
où  donc  le  docteur  Smith  a-t-il  parlé  du  montant  annuel  des  tax
Dn  serait  tout  aussi  bien  venu  à  soutenir  qu’il  faudrait  compa
masse  du  papier  avec  le  montant  des  taxes  de  deux  ou  ro  ^
J’attache  aux  paroles  du  docteur  Smith  cette  signi  ^  gj
le  papier  n’excède  pas  la  quantité  qui  en  peut  être  complètement
            
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