Full text : Oeuvres complètes

-*^34  Vîtes  DIVRMSKS.
logique,  quand  il  s’écrie  «  (jiie  T  importance  des  déductions  offertes ­
  au  publie  dans  ses  précédentes  pages  ne  peut  être  affaiblie,  même
par  l’adoption  radicale  des  principes  énoncés»
Si  I  on  admet  comme  exacte  la  théorie  de  la  commission,  et  comme
positifs  les  faits  de  IM.  Itosanquet,  il  faudra  en  conclure  qu’il  est
d  accord  a\ee  le  comité,  ou  <pie  les  faits  sont  complètement  inapplicjuables
  à  la  question.  Il  est  bien  une  autre  conclusion  ;  mais  je  n  ai
nullement  1  intention  de  l'attribuer  à  !V1.  (iosanquet.  Cette  conclusion ­
  serait  qu’il  peut  y  avoir  d’un  côté  une  théorie,  de  l’autre  des
faits,  tous  deux  véritables  et  cependant  contradictoires.
(Juant  a  la  méthode  du  docteur  Paley,  pour  prouver  la  théorie
du  comité  au  moyen  d’un  simple  c^s,  M.  Ifosanquet  aurait  pu  faire
cette  expérience  en  mille  circonstances,  et  il  aurait  certainement  été
frappé  delà  concordanee  du  résultat.  S’il  avait  consacré  ses  loisirs  et
son  talent  à  étudier  les  mille  cas  avec  les(juels  cette  théorie  s’allie,
au  lieu  de  quêter  pénihlement  deux  ou  trois  exemples  contradictoires ­
  eu  apparence,  pour  les  adopter  avec  une  aveugle  crédulité,  il
serait  probablement  arrivé  à  des  déductions  plus  justes.
!V1.  Ilosanquet  met  en  (piestion  la  vérité  de  la  proposition  suivante
de  M.  lluskisson  :  «  Si  une  partie  de  la  circulation  d'un  pays  est  dépréciée, ­
  la  masse  entière  de  cette  circulation,  soit  papier,  soit  monnaie,
dm'/  l’être  également,  si  toutefois  elle  possède  directement  ou  virtuellement, ­
  mais  toujours  suivant  sa  dénomination,  le  caractère  de
monnaie  légale.
l  e  fait  produit  |)ar  M.  Hosanquet  eu  ces  termes  ;  «  La  déprécia
I  tion  exceptionnelle  des  pièces  d’argent  sous  le  règne  du  roi  Guillaume ­
  ,  loin  d’amener  la  dégradation  de  I  or  ,  porta  la  \alenr  courante
de  la  guinée  de  ’21  a  liO  shillings.  »  O  fait,  dis-je,  ne  prouve  pas  que
le  principe  dei\l.  lluskisson  mente  a  l’expérience,  car  l’or  n’était
pas  alors  la  monnaie  courante.  Il  n’était  pas  non  plus  directement  ou
cir  tuet  le  ment  monnaie  légale;  l’autorité  publique  n’avait  attaché  a
la  guinée  aucune  valeur  déterminée,  et  elle  passait  dans  tous  les
paiements  comme  pièco  de  métal  d'un  poids  et  d’un  litre  connus.  Si
une  loi  avait  interdit  de  l'échanger  contre  plus  de  21  sh.  de  la  circulation ­
  dégradée  en  argent,  elle  eût  subi,  sous  forme  de  coin  ,  une
dépréciation  egale  a  celle  des  21  sh.  pour  les(|ucls  elle  avait  cours.
Si  la  loi,  considérant  l'or  comme  une  marchandise,  annulait  les
prescriptions  qui  interdisent  de  le  fondre  cl  de  l’exporter,  les  gui  nées
pourraient  passer  dans  les  paiimienls  au  taux  de  21  ou  25  shillings,
tandis  que  les  billets  de  banque  conserveraient  leur  valeur  actuelle.
            
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