Full text : Oeuvres complètes

taliste  serait  (le  50  p.  O  p,  ou  eu  d'autres  termes  il  jouirait  d’iiu
héiiéliee  de  100,  sur  uu  capital  de  iOO.
Les  profits  du  capital  agricole  [xuirraieut  se  maintenir  pendant
quelque  temps  au  nu*me  taux;  parce  qu’il  se  pourrait  aussi  ([u'il  v
eût  ahoudauce  de  terres  également  fertiles,  également  bien  situées,
et,  par  conséquent,  abondance  de  terres  qu'on  peut  exploiter  à  des
conditions  aussi  avantageuses,  à  mesure  qiuî  s’accroîtraient  les  capitaux ­
  des  premiers  babilans  et  de  ceux  qui  les  ont  suivis.
il  pourrait  meme  se  faire  que  les  profits  auginenlassi'ut  j)ar  le  seul
fait  que  la  population  se  multipliant  dans  une  proportion  plus  forte
que  le  capital,  les  salaires  diminueraient.  Ainsi,  au  lieu  d’etre  égale
à  cent  quarters  de  froment,  le  capital  circulant  nécessaire  serait
seulement  de  quatn-vingt  dix  quart(irs  et  les  profits  s’élèveraient
de  50  à  55  p.  O/p.
Des  perfectionnements  introduits  dans  les  met  bodes  agronomiques ­
  et  dans  les  instruments  de  culture  contribueraient  aussi  a
accroître  les  profils  du  capital  en  augmentant  le  produit  (d)tenu
avec  les  mêmes  frais  d’exportation.  D’un  autre  cédé,  les  profits  baisseraient, ­
  si  l’on  adoptait  un  système  d'agrieullure  plus  vicieux,  ou
si  les  salaires  baussaient.
(]es  circoustauces  ont  une  action  plus  ou  moins  énergique,  sans
doute,  mais  néanmoins  constante.  Kl  les  retardent  ou  précipitent
les  effets  naturels  du  développement  de  la  richesse,  en  multipliant
ou  diminuant  les  profils,  en  augmentant  ou  réduisant  la  masse
de  produits  obtenus  sur  une  terre  avec  le  même  capital

*  M.  iMaltbus  envisage  rexcedant  de  produit  détermine  par  une  diminution  de
salaires  ou  par  des  perleetionnements  agricoles,  comme  une  des  causes  (|ui  élcvent
  la  rente.  Selon  moi,  il  n’a  pour  effet  que  d’augmenter  les  prolits.
«  l’accumulation  constante  du  capital,  poussée  au  delà  du  nombre  des  terres
»  douées  de  la  plus  grande  fertilité  ou  de  la  plus  belle  position,  doit  nécessairement
  abaisser  les  prolits;  d’un  autre  côté,  la  tendance  qu’a  la  population  à
"  s’accroître  au  delà  des  moyens  de  subsistance,  doit,  au  bout  d’un  certain
»  temps,  réduire  les  salaires  du  travail.  »
«  Le  coôt  de  la  production  diminuera  donc,  mais  la  valeur  du  produit,  c’esl-a
»  dire  la  quantité  de  travail  et  de  toutes  les  autres  créations  du  travail,  outre  le
>>  blé,  qu’elle  peut  acijuitter,  s’élèvera  infailliblement,  au  lieu  de  diminuer.  »
»  Uu  plus  grand  nombre  d’individus  réclamera  des  subsistances  et  sera  prêt
»  à  offrir  ses  services  pour  tous  les  genres  de  travail.  L’intensité  de  la  de-„
  mande  réagira  immédiatement  sur  la  valeur  échangeable  du  bic,  valeur  qui  dc-»
  passera  le  prix  de  re\  ient  et  comprendra  les  prolits  du  capital  agricole,  évalués
»  d’après  létaux  général  des  prolits  à  cette  époque.  L’excédant  ci-dessus  constitue
            
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