Full text : Oeuvres complètes

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OEUVRES  DIVERSES.

SECTION  CINQUIÈME.
ü’ime  coutume  qui  crée  un  grand  nombre  d’inconvénients  pour  le  commerce.  -
Remède  proposé.
Bn  supposant  qu’on  eut  introduit  dans  notre  système  de  circulation ­
  tous  les  perfectionnements  qu’ii  réclame,  il  est  un  inconvénient
temporaire  qui  doit  survivre  à  tous,  et  qui  se  fait  sentir  souvent
d'une  manière  sérieuse.  Cet  inconvénient,  auquel  le  public  serait
soumis  comme  il  l’a  été  jusqu’à  présent,  et  qui  provient  des  dividendes ­
  trimestriels  que  reçoivent  les  créanciers  de  l’Etat,  nie
semble  facile  à  corriger.  .  .  ...
La  dette  publique  a  acquis  de  telles  proportions,  et  les  intérêts
trimestriels  qu’eUc  réclame  sont  tellement  considérables,  que  la  centralisation ­
  seule  des  deniers  perçus  par  les  receveurs  généraux  des  contributions ­
  et  la  réduction  subséquente  du  circulalmg-mcdium,  aux
époques  où  échoient  les  coupons,  c’est-a-dire  en  janvier,  avril,  juillet
et  octobre,  produisent,  pendant  une  semaine  et  plus,  une  véritable
détresse  monétaire.  La  Banque,  eu  escomptant  très-largement  les
billets  au  moment  même  où  ces  vei-scments  s'cllcctucnt  à  l’Ecbiuuier
  en  préparant,  de  plus,  d’énormes  recettes  immédiatement
après  le  paiement  des  dividendes,  a  fait  preuve  d’une  administration
habUe,  et  a  ccrtabicment  contribué  a  diminuer  les  inconyénieuts  qui
pèsent  alors  sur  la  portion  commerçante  de  la  nation.  Mais  cc  n  is
là  qu’un  palliatif,  et  ceux  qui  connaissent  le  inarcbé  llnanrier  savent
combien  la  pénurie  d’argent  est  seiisUilc  aux  époques  indiquées.
Les  bons  de  l’Échiquier,  qui  jouissent  géuéraiement  d’uiic  prune
de  5  shillings  sur  100  1.,  tombent  dans  un  tel  discredit,  quoi,
peut  réaliser  alors  un  bénélice  de  iO  p.  0,0,  eu  les  ael.etant  et  les,
revendant  immédiatement  apres  la  répartition  des  dividendes,  le
plus,  la  différence  cntie  le  prix  des  rentes  au  comptant  et  celui  des
rentes  payables  dans  un  délai  d’une  ou  deux  semaines,  promet  a  celui ­
  qui  peut  avancer  des  capitaux  un  bénélice  plus  considerable
encore  que  les  spéculations  sur  les  bons  du  trésor.  Aussi  arrive  t
qu’une  fois  les  intérêts  payés,  la  détresse  de  monnaie  se  trouve  Ircquemment
  suivie  d’une  abondance  équivalente  qui  la  rend  stérile
pendant  quelque  temps.  .
La  perfection  remarquable  que  nous  avons  introduite  dans  1  e
1  nomie  de  nos  agents  de  circulation,  au  moyeu  des  combinaisons  du
1  crédit,  n’a  fait  elle-même  qu’accroître  le  mal  particulier  dont  je  viens
            
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