DE LA PROTECTION ACCORDÉE A L'ACRICULTURE. m
^ais que l’on refuse la protection ou que l’on accorde ledrffw -back,
ie résultat est toujours le même. Dans les deux cas on obtiendra avec
Une valeur donnée en produits nationaux, la même quantité de mar
chandises étrangères.
Si une augmentation des salaires porte le prix d’un quarter de blé
60 sh. à 75 sh., et accroît aussi la valeur d’une certaine quantité
e chapeaux ou de drap dans le même rapport de 25 p. 0/0, lespécii-
®teur perdra sur les marchandises exportées ce qu’il aura pu gagner
en introduisant le blé en Angleterre. Dans l’hypothèse d’un commerce
* re, la hausse des salaires n’aurait jamais pour effet de porter le prix
U blé de 60 sh. à75sh. ou d’élever celui du drap, des chapeaux ou
es souliers : mais quand bien même je ferais cette concession, elle ne
Codifierait en rien mes arguments, car c’est alors de la monnaie que
*^nus exporterions en échange du blé. En effet, si nous supposions
^nutesles autres marchandises en hausse, la monnaie deviendrait l’a-
8cnt de liquidation le plus avantageux. T/exportation de la monnaie
durait pour effet d’en diminuer la quantité et d’en multiplier la valeur
dedans, tandis qu’elle agirait en sens inverse dans les autres pays.
^Çsi, en grossissant les circulations étrangères, elleen diminuerait la
eue, et le blé, le drap, les chapeaux, toutes les marchandises en
Rieterre conserveraient, relativement aux produits similaires du
Chors, la valeur qu’elles avaient antérieurement à l’augmentation
salaires.
l orsqu’elle est générale, la hausse des salaires diminue les profits,
Cais elle n’élève pas le prix des marchandises : c’est là un fait uni-
''®*‘sel. Si tous les objets renchérissent simultanément, le producteur
l^crd toute chance de bénéfice. Que lui importe, en effet, de vendre sa
^^rchandise à 25 p. 0|0de prime, s’il est obligé de donner 25 p. (qo
^ plus pour les objets qu’il achète Qu’il vende son blé à 25 p. 0|0
^ bénéfice et qu’il restitue ces 25 p. OyO par l’augmentation des cha-
^^ux, des souliers, des habits, etc., ou qu’il vende son blé aux mê-
conditions, avec la faculté d’obtenir tous les objets de sacón-
^Cmation aux prix antérieurs, sa situation reste constamment la
Ce dans les deux cas.
^^Aucune classe de producteurs n’a donc droit a être protégée contre
^ «e augmentation des salaires, parce que les phénomènes de ce genre
^^Rcsent également sur toutes les industries. Par cela seul qu’ils di-
^juuent le taux des profits, ils arrêtent le renchérissement des mar
^^Qhdises, et dans le cas même où ils élèveraient le prix des objets, la
étant la même pour tous, ne modifierait en rien leur valeu