Full text : Oeuvres complètes

DE  LA  PflOTECTlOiN  ACCORDÉE  A  L'AGRICULTURE.  (i5T
Native  qu’il  avait  entièrement.  De  sorte  que  la  hausse  des  salaires,  les
^Aes  sur  les  revenus,  les  impôts  établis  proportioiiellemeiit  sur  toutes
ies  marchandises,  aboutissent  au  même  résultat.  Elles  ne  modifient
curien  la  valeur  relative  des  produits,  et  ne  constituent  point  pour
Dotre  commerce  un  élément  d’infériorité  en  f  ace  des  pajs  étrangers,
^^ous  subissons  sans  doute  alors  l'inconvénient  d’acquitter  l’impôt,
•Rais  nous  n’avons  aucun  moyen  pour  nous  allranchir  d’un  tel  fardeau. ­


Mais  une  taxe  qui  s’adresse  exclusivement  aux  producteurs  d’une
•^^rtaine  marchandise,  tend  à  en  élever  le  prix.  Si  elle  ne  l’élève  pas  effectivement, ­
  les  producteurs  se  trouvent  placés  dans  une  condition
désavantageuse  relativement  aux  autres  classes  de  producteurs,  et  sont
pï’ivés  des  bénéfices  généraux  et  habituels  du  commerce.  Aussitôt
qu’une  marchandise  renchérit,  sa  valeur  s’altère  comparativement  à
des  autres  produits.  Si  dès  lors  on  ne  frappe  pas  de  droits  protecteurs ­
  l’importation  des  produits  similaires  du  dehors,  on  commet
^••e  iniquité  envers  le  producteur  national,  et  cette  iniquité  s’étend
RR  pays  même  auquel  il  appartient.  L’intérêt  public  exige  qu’il  ne  soit
pas  privé  de  l’industrie  à  laquelle  il  se  fût  voué  sous  un  régime  de
dhre  concurrence,  et  à  laquelle  il  se  vouerait  encore  si  la  taxe  dont  on
R  ërcvé  ses  produits  s’adressait  en  même  temps  à  tous  les  autres  ob-J^ts.
  Tout  impôt  qui  frappe  exclusivement  un  groupe  d’industriels
•RRstitue,  au  fond,  une  véritable  prime  sur  l’importation  des  pro
^R*ts  étrangers  et  celte  prime  équivaut  au  quantum  de  l’impôt.  Pour
’'•établir  le  niveau  normal  de  la  concurrence,  il  faudrait,  nou-seule-*^•^••1
  assujettir  la  marchandise  importée  à  un  droit  égal,  mais  de
Pfus  protéger,  au  moyeu  d’un  draw-back  équivalent,  l’exportation
produit  national.
f^cs  cultivateurs  de  blé  sont  soumis  à  certaines  taxes,  telles  que  les
une  partie  de  la  taxe  des  pauvres,  et  peut-être,  une  ou  deux
RRfres  contributions  qui  tendent  à  accroître  le  prix  de  tous  les  pro-R‘t8
  naturels  du  montant  de  ces  charges  spéciales.  L’importance  du
•■Rit  de  l’importation  du  blé  devra  donc  se  mesurer  sur  le  renchéris
fuient  produit  par  ces  taxes.  Si  le  renchérissement  s’élève  à  lüschilpar
  quarter,  il  sera  juste  de  frapper  l’importation  des  blés
^fï’angers  d’un  droit  de  10  schillings,  et  de  favoriser  la  sortie  de
••RS  blés,  au  moyen  d'un  draw  back  équivalent.  —  L’existence  simulfR^iée
  du  droit  d’entrée  et  du  draw-back  replacerait  le  commerce
^RRs  la  situation  où  il  était  avant  l'établissement  des  taxes,  et  pré-
            
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