DE LA DUOTECXKLN ACLOKDÉE A l/AíiKICULTLKE. 055
Pí’oíits grandiront. Dans le premier cas, les capitaux abandonneront
ia culture , et l’oflre se proportionnera peu à peu à la demande ; dans
second cas , ils aillueront sur les terres et augmenteront rapprovi
sionnement général. Mais en dépit de cette tendance de Voffre à se
•nettre en équilibre avec la demautk à des prix rémunérateurs, il est
“«possible de calculer rigoureusement l’inlluence des saisons. Sou-
'"eiit la terre se couvre de brillantes récoltes pendant quelques années,
tout à coup, à ces années d’abondance succède une série de mois-
chétives et insulHsantes. Lorsqu’une suite de saisons heureuses
® jeté le blé à pleines mains sur le marché, il baisse de prix, dans un
J’^Pporl beaucoup plus actif que celui de l’excédant de l’olfre sur les
besoins ordinaires. La demande du blé, au sein d’une population don-
“ee, doit nécessairement avoir quelques limites, et quoiqu’il puisse
être vrai, quoiqu’il soit même indubitablement vrai que des récoltes
^^ondantes le livrent àbas j)rix et en augmentent la consommation, il
^8t également certain que la valeur collective se trouve alors diminuée.
^“Pposons (jue la consommation annuelle de l’Angleterre s’élève à
‘ ““liions de quarters de froment, et qu’une année exceptionnelle
produise 21 millions: en admettant que le \m\rèmuiièraieur ait
l^lé de 3 L par quarter, et la valeur des 1 i millious de 42,000,000 1.,
^]8t indubitable que les 21 millions de quarters actuels vaudront in-
“““lent moins. Lu faible ex(%lant de quantité agit avec une puis-
extraordinaire sur le taux des prix ; c’est là un des principes
^ “lieux établis de la science. Ce principe est vrai pour toutes les
J|*“i'cbandises; mais aucune ne le justifie mieux que le blé, qui forme
^%t principal de la nourriture des peuples; et ne crois pas qu’il
jamais été contesté par ceux dont l’attention s'est dirigée sur
^“jet. Quelques-uns même ont essayé d évaluer la baisse produite
1^^^ des récoltes exceptionnelles, en tenant compte des rapports divers
existent entre ces excédants temporaires et la quantité moyenne,
calculs sont illusoires, car il est impossible de créer une règle
1^ ^®*’“le qui indique la limite des variations du prix relativement à
: chaque pays aurait la sienne, ou la réclamerait. Lu effet,
des essentiellement de la richesse ou de la pauvreté du pays ;
de qu'““ y trouve pour attendre la nouvelle récolte ; enfin
opinion qui règne sur cette récolte et qui la fait juger sulli-
Ws^ “isuflisante. Malgré tant d’éléments subtils et insaisissa-
q, ’ ““ peut cependant admettre avec certitude que la valeur
*'éc T “l>o“<lnnte est toujours bien inférieure à celle d’une
e moyenne ; et qu’au contraire, la valeur totale d’une mois-