ŒUVRES ÜIVEHÜES.
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comme eu fait, je ne trouve nulle part cette liypothèse réalisée, j’ai
bien le droit d’en conclure qu’on s’est mépris sur le principe de tous
ces maux.
11 doit toujours exister une certaine proportion entre les profits
des fermiers et ceux des autres classes de capitalistes. Ces profits sont
peut-être assujettis [à des oscillations passagères plus nombreuses ;
mais les circonstances dont se plaignent les fermiers, quelque gravité
qu’elles aient acquise aujourd’hui sous l’in fluence de causes
multiples, ne sont après tout ni nouvelles, ni exceptionnelles.
M. l’ooke a enrichi sa déposition devant le comité agricole, p. 230
et 231 , de quelques extraits puisés dans des publications du siècle
dernier, et où l’on prédisait déjà la ruine des agriculteurs en termes
analogues à ceux dont on s’est servi de nos jours. Les embarras de
nos pères se sont dissipés, et avec de bonnes lois les nôtres ne seraient
plus bientôt qu’une question d’histoire.
A la dernière assemblée générale des actionnaires de la Banque, les
directeurs soutinrent que, loin d’avoir réduit le montant de la circulation
depuis 1819, ils lui avaient imprimé un très-grand développement,
et qu’en ce moment il excédait de plus de 3,000,000 1. le
chiffre des deux années précédentes. Le rapport des directeurs, fût-il
vrai, n’est point une réponse à l’accusation qu’on leur a adressée d’avoir
abaissé le taux de la circulation et provoqué directement l’afflux
des lingots d’or. La question est celle-ci : — Votre circulation
a-t-elle été assez’forte pour maintenir le change au pair? Les faits
répondent négativement, et j’ai donc droit de dire que, si l’importation
de l’or a eu pour^efîet d’aggraver les charges qui pèsent sur le pays,
c’est une preuve que la Banque n’a pas émis une assez grande
quantité de billets pour maintenir le pair du change. Et maintenant,
que la masse des billets de banque ait été effectivement stationnaire,
progressive, ou décroissante, l’accusation u en subsiste
pas moins.
Mais d’ailleurs je nie même que la circulatiim en 1822 ait été de
un demi-million ])lus forte qu’en 1821 et 1820. Le mode de démonstration
adopté par les directeurs est loin d’être concluant ; on va le
voir. Ils disent ; En 1821 nous avions 23,800,0001. en circulation, et
aujourd’hui l’ensemble de nos billets, joint aux souverains que nous
avons émis depuis, offre un excédant de 3,000,0001. Mais il faut observer
que les souverains ont cours en Irlande et en d’autres provinces
du Boyaume-Uni : comment pourront-ils donc affirmer que dans le
même canal où circulaient 23,800,000 1. de billets de banque en