Full text : Oeuvres complètes

SYSTEM  K  DES  DETTES  CONSOEI  DEES.  729
propre  a  accroître  nos  dettes  et  nos  charges  plutôt  qu’à  les  alléger
à  les  faire  disparaître.
a  objecté  aux  projets  du  D.  Hamilton  et  de  M.  Grenfell,  que  les
ésavantages  dont  ils  parlaient  sont  plus  que  compensés  par  la  réguftnté
  qu  impriment  au  marché  les  rachats  quotidiens  des  commissaires ­
  :  on  a  ajouté  que  l’argent  versé  par  ces  achats  dans  la  circulation ­
  est  une  ressource  que  réclament  les  banquiers  et  les  autres
capitalistes.
Ceux  qui  présentent  de  telles  objections  oublient  que  si  l’adoption
CS  plans  proposés  chasse  du  marché  un  acheteur,  elle  chasse  aussi
^ii  Vendeur.  Le  ministre  donne  en  ce  moment  à  un  certain  individu
millions  avec  lesquels  il  devra  acheter  des  fonds  publics  ;  mais
Cil  même  temps  il  donne  à  un  autre  individu  juste  autant  de  (capitaux
il  faut  pour  vendre  10  millions  :  et  comme  les  versements  des  ern-Pcurits
  se  font  mensuellement,  il  en  résulte  que  l’offre  est  aussi  régu-‘cre
  que  la  demande.  On  ne  saurait  nier,  d’un  autre  côté,  qu’un  em-Prunt
  de  20  millions  est  plus  difïicile  à  négocier  qu’un  autre  de  10.
‘‘ils  doute  la  même  somme  de  ventes  existera  sur  le  marché  au  bout
Câlinée,  que  I  emprunt  ait  été  de  20  ou  de  10  millions;  mais
m  ant  quelque  temps  les  soumissionnaires  devront  faire  de  larges
ats,  et  il  leur  faudra  attendre  avant  que  les  commissaires  viennent
cmdre  10  millions  entre  leurs  mains.  Il  est  donc  porté  à  vendre
^''«mt  la  soumission  ,  ce  qui  ne  peut  manquer  de  réagir  défavorablement ­
  sur  le  prix  du  marché.  Or,  il  faut  se  rappeler  que  c’est  le  prix
i|ni  détermine  le  taux  auquel  est  souscrit  l’emprunt  :  c’est
criierîuwi  qu’interrogent  à  la  fois  les  spéculateurs  qui  achètent,
c  ministre  qui  vend.
fp  ^  ^^Pci’icuce  faite  sur  les  idées  de  M.  Grenfell  le  fut  pour  la  premié-Su:
  la  somme  demandée  par  l’État  s’éleva  à  24  millions,
lesquels  les  commissaires  soumissionnèrent  12  millions.  Au  lieu
l2  demander  2i  millions  au  crédit  public,  on  ne  demanda  ainsi  que
(^^^^millions,  et  l’influence  de  cette  opération  fut  telle  sur  le  marché
que  1^^  s’élevèrent  de  4  à  5  p.  0  (>.  Cette  hausse  naquit  de  ce
min-  ^  s’étaient  tenus  prêts  pour  un  versement  de  24
les  l‘cu  de  12,  et  qu’ils  s’empressèrent  d’acheter  à  prime
pp  ^  autres  millions.  Un  autre  avantage  inhérent  aux  petits  em
épargne  ainsi  les  8001.  st.  par  million  qu’il  aurait

payer  à  la  Banque  pour  la  négociation  des  nouveaux  fonds.
'  Hamilton  dit  :  «  S’il
amortissement  sans  perte  pour

““c  autre  partie  de  son  ouvrage,  le  I).
possible  d’administrer  la  caisse  d’amortissci
            
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