fullscreen: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
devenues libres et s’étaient rassemblées en une ligue, 1 jusqu’à ce 
que Philippe de Macédoine eût étendu sa domination sur tous les 
pays en 352. Le jugement mentionné ici, doit dans cette hypothèse avoir 
été rendu pendant ce temps. Si l’on admet que c’était Medeios le Jeune 
qui avait rendu les premiers jugements, ceci ne concorde plus.— Le 
texte ici détruit de l’inscription devrait alors être lu autrement, 2 de 
sorte que ce soit l’une ou l’autre ville de Thessalie qui ait jugé au 
courant du III e siècle. 
3° — Le troisième jugement que Melitaia invoque en sa faveur 
a été rendu par « les Macédoniens qui entouraient Pyllos ». 3 On 
ne connaît plus aujourd’hui aucun Pyllos qui ait joué à cette époque 
un rôle important en Macédoine ; ce nom ne se retrouve d’ailleurs 
que sur des monnaies apuliennes. 
Bérard 4 croit qu’il y aurait là une erreur d’écriture pour Pyrrhus, 
ce qui serait une bonne interprétation. Pyrrhus était en effet entre 
288 et 285 le maître de la Macédoine occidentale et exerçait en même 
temps une grande influence en Thessalie ; à la demande des parties 
il aurait donc pu envoyer quelques personnalités de son entourage 
macédonien pour juger en son nom. Cependant, une semblable rectifica 
tion ne peut se défendre. Même si nous ne le connaissons pas, un 
macédonien nommé Pyllos peut naturellement avoir existé et avoir 
été choisi comme le premier des arbitres. 5 Peut-être faut-il avec Niese, 6 
qui d’ailleurs corrige Pyllos en Kyllos, se reporter à l’époque des 
« Macédoniens libres », entre 167 et 150. Ce jugement se placerait 
alors entre ceux dont on va parler plus loin, N° 4 et 5. 
4° — En même temps l’autre partie invoquait en sa faveur d’autres 
jugements. Ceux-ci sont tous de date récente. D’abord elle invoque le 
jugement rendu par Titus Flamininus d’accord avec dix envoyés du 
1 Tò Koivòv tcòv ©erraXrâv de cette époque est citée dans deux inscriptions. Inscr. 
Gr. II 88 et Mitth. d. deut. arch. Inst, in Athen, 2 p. 201 et ss. — 2 II y a dans 
le texte : èn\ ©eôoctXrâv rav ; dans la première hypothèse on lit ici 
[aÚTovo/xov>f¿év]a>v. — 8 èm tcòv xept TIúXXou Maxeòóvcov. — 4 1. c. p. 35. — 5 Ditten- 
berger S. 2 1 p. 489 1S . — 0 Gesch. der griech. und maked. Staaten. Ill, 318 s .
	        
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