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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
et il ne reçoit, comme indemnité, que l’indemnité qu’il
eût reçue étant en traitement à l’hospice.
Dans une partie de l’Allemagne, le malade a le droit
de choisir son médecin ; en Prusse rhénane, il en est
ainsi. Là, les médecins se sont syndiqués; le comité du
syndicat a établi un tarif des visites, opérations, etc. Les
caisses de malades versent au comité du syndicat des
médecins tant par visite ou opération, etc., et le Comité
répartit entre les médecins qui ont traité. A première
vue, ce système parait plus équitable, plus pratique, et
devoir mieux satisfaire l’ouvrier qui a toujours une tendance
à se métier et à se plaindre du médecin attitré
d’une caisse de malades. Mais, il n’est hélas rien de parfait;
il parait que cette manière de procéder a ses inconvénients,
même depuis la fondation du syndicat.
Dans la plus grande partie de l’Allemagne les caisses
de malades ont un ou plusieurs médecins attitrés. Néanmoins,
pour des cas particuliers, elles s’adressent à des
spécialistes. Dans le cas de médecins attitrés et lorsqu’un
malade, atteint d’une maladie qui ne réclame pas les
soins ou l’intervention d’un spécialiste, persiste à vouloir
choisir son médecin, il le peut. Mais les frais occasionnés
par ce médecin restent à la charge du malade;
celui-ci reçoit, bien entendu, l’indemnité correspondante
a sa catégorie de salaire ainsi que les médicaments
prescrits par le médecin de son choix; mais les médicaments
ne lui sont donnés gratuitement qu’à condition
qu il les prenne dans les pharmacies avec lesquelles la
caisse des malades a un abonnement.
L’ouvrier qui tombe malade informe son contremaître ;
celui-ci avise le bureau qui remet une carte à l’ouvrier
et fait prévenir le médecin. Ce dernier inscrit sur la carte
la date du début de la maladie, ainsi que ses observations;
après guérison, constatée sur la carte, celle-ci