Full text : L' Industrie cotonnière en Allemagne

ÉTABLISSEMENTS

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ces  2  1/4  %  la  Caisse  n’est  pas  en  mesure  de  fournir  les
soins  médicaux  ni  la  pharmacie  aux  membres  non  travaillant ­
  des  familles  des  ouvriers.  Lorsqu’il  est  nécessaire ­
  de  secourir  ceux-ci  en  cas  de  maladie,  la  fabrique
décide  des  cas  où  il  est  utile  qu’elle  intervienne.
Depuis  quelques  années,  en  Prusse  rhénane,  les  médecins ­
  sont  syndiqués.  Ils  ont  décidé  d’abolir  l’usage,  pratiqué ­
  jusque-là,  des  médecins  attitrés  des  fabriques,
prétendant  que  le  monopole  créé  de  ce  fait  à  l’avantage
de  quelques-uns  était  désastreux  pour  le  corps  médical,
et  conduisait  à  des  abus.  Le  syndicat  a  été  fondé  pour
éviter  la  première  conséquence  de  la  suppression  des
médecins  de  fabrique  et  qui  eût  été,  évidemment,  1  avilissement ­
  des  honoraires.  Depuis  lors,  il  a  été  décidé  que
chaque  malade  appartenant  aux  Caisses  des  malades  des
fabriques,  aurait  le  droit  de  choisir  son  médecin.  Le
syndicat  des  médecins  a  arrêté  un  tarif  pour  les  divers
cas.  Le  nombre  des  visites,  à  la  fabrique,  à  domicile,  de
jour,  de  nuit,  est  compté;  et  chaque  semestre,  il  est  versé
au  trésorier  du  syndicat  la  somme  correspondante.  Le
syndicat  répartit  entre  les  médecins  qui  ont  été  en  fonctions. ­

Bien  des  fabriques  aiment  mieux  ce  système  de  laisser
à  l’ouvrier  le  choix  de  son  médecin.  D’abord,  il  n’a  rien
à  réclamer,  et  puis  la  fabrique  n’a  pas  l’ennui,  souvent
assez  grand,  d’avoir  à  passer  quelquefois  par  les  manies
et  exigences  d’un  médecin  unique,  un  peu  tyrannique
souvent.
Pour  les  femmes  en  couches,  il  existe  des  maternités,
sociétés  privées  organisées  par  des  dames  avec  le  concours ­
  de  la  municipalité.  Les  soins  y  sont  excellents  et
sinon  gratuits,  du  moins  à  prix  très  réduits.  Les  sœurs
et  infirmières  vont  également  —  et  c’est  le  cas  le  plus
fréquent  —  soignera  domicile,  les  ouvrières  en  couches.
            
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